Affaire 28 septembre 2009 : l’INDH plaide pour le transfert du dossier à la CPI

Constant la lenteur dans la procédure pour la tenue d’un procès juste et équitable dans l’affaire du massacre du 28 septembre 2009 au stade de Conakry, l’Institution Nationale indépendante des Droits de l’homme (INDH) plaide pour le transfert du dossier à la Cour Pénale Internationale (CPI).

Selon Mamady Kaba, président de cette institution républicaine, ’’à défaut de transférer le dossier à la CPI, la création d’une « juridiction supranationale plus indépendante et plus efficace afin d’assurer la garantie de non répétition de crimes de cette nature et briser le sentiment qu’ont certaines catégories de la société guinéenne d’être au-dessus des lois. » s’avère nécessaire.

Sept ans après le massacre, de nombreux observateurs doutent de la capacité de la justice guinéenne «à réussir ce procès toute seule. ». C’est pourquoi, le président de l’Institution nationale indépendante des droits humains de Guinée craint que cette situation ne puisse amener « à un procès contesté dont les verdicts donneront libre cours à toutes formes de spéculations, donc de crises. »

Longtemps attendu par les guinéens qui veulent en savoir plus sur ces douloureux événements, le gouvernement guinéen a annoncé l’ouverture du procès en début d’année 2017.

Pour rappel, le 28 septembre 2009, au cours d’un rassemblement d’opposants à la candidature du Capitaine Moussa Dadis Camara à l’élection présidentielle, au moins 157 civils avaient été tués par les forces de défense et de sécurité guinéennes, plus d’un millier de blessés et des dizaines de femmes violées publiquement, au stade du 28 septembre à Conakry.

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

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