Affaire 28 septembre: « Des actes ont été posés », reconnait la Coalition Guinéenne pour la CPI

Plus de 9 ans après le massacre du 28 septembre 2009 au stade de Conakry, les défenseurs des droits de l’homme qui espèrent voir l’ouverture du procès, tirent la sonnette d’alarme.

En conférence de presse, à l’occasion de la clôture des activités de la célébration des 20 ans du Statut de Rome, les défenseurs des droits de l’homme ont reconnu quelques avancées dans le dossier du 28 septembre 2009.

« Lorsque vous prenez l’affaire du 28 septembre 2009, il ne faut pas nier des actes ont été posés. Imaginer l’inculpation du capitaine Moussa Dais Camara, Toumba etc… », Reconnait la Coalition Guinéenne pour la Cour Pénal Internationale.

A ce jour, ajoutent les défenseurs des droits de l’homme, on compte « 14 inculpations, 430 victimes et témoins entendus. Actuellement nous sommes dans la phase de clôture au niveau de la cour suprême jusque-là. Nous entend qu’avocat, technicien, là on peut dire que la Guinée dans le cadre de l’affaire du 28 septembre nous sommes dans le cadre de la complémentarité. La cour laisse le soin aux Etats membres de prendre en charge ces dossiers. Si on renvoi l’affaire du 28 septembre on va prendre 10 ans, 15 ans 27 ans, donc il faut tout faire pour que cette affaire soit jugée ici », recommande la Coalition Guinéenne pour la CPI.

Alors que la Guinée s’est engagée à ce que le procès se tient à Conakry. Et le budget prévisionnel est de l’ordre de  78 milliards 87 millions 711 600 francs guinéens.

Sur ce montant, la part de l’Etat guinéen, est de 60, 25 milliards de francs guinéens, soit 77% . Mais il y a aussi les partenaires  qui sont engagés à accompagner la Guinée, comme les Etats-Unis d’Amérique pour 17% et le deuxième partenaire, c’est l’Union européenne, qui interviendra à 5,8%.

Pour rappel, le 28 septembre 2009 au moins 157 personnes qui s’opposaient à la candidature du Chef de la junte militaire, le Capitaine Moussa Dadis Camara à la présidentielle, ont été massacrées au stade de Conakry et de nombreuses violences commises par des agents des forces de défense et sécurité, appuyés par des éléments de la garde présidentielle.

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

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