Afrique: Plus de transparence devrait attirer plus d’investissements allemands (Angela Merkel)


Par Mounir Swissi

Bureaucratie, corruption et déficit sécuritaire: des obstacles qui freinent l’élan des investisseurs allemands en Afrique.

Tunis (dpa) – «Une plus grande transparence en Afrique est essentielle» pour attirer les investissements allemands, a affirmé la chancelière allemande Angela Merkel. Merkel s’exprimait à Berlin, le 19 novembre 2019, devant une douzaine de chefs d’État et de gouvernement africains, lors de la 3ème conférence du programme «Compact with Africa». Elle a, à cette occasion, exhorté les pays africains, souvent gangrenés par la corruption, à «poursuivre» leur politique dans le sens de la prévalence de la loi et de l’instauration d’un système financier et fiscal transparent.

En Afrique, plus de transparence devrait attirer plus d’investissements allemands, a insisté Merkel. Elle a, cependant, signalé la persistance de certains problèmes d’ordre sécuritaire, notamment le terrorisme qui sévit au Sahel, ainsi que la démographie galopante du continent. Selon la chambre allemande de commerce et de l’industrie, la bureaucratie, la corruption et les questions sécuritaires sont les principaux obstacles qui freinent l’élan des investisseurs allemands en Afrique.

Aujourd’hui, quelque 800 entreprises à capitaux allemands sont implantées en Afrique. Seules 5 pour cent des autres entreprises d’Allemagne envisagent d’investir dans ce continent, selon l’institut allemand «Allensbach». Les investissements directs allemands en Afrique ont doublé depuis 2015, passant de 0,71 milliard d’euros à 1,73 milliard d’euros en 2016, puis à 1,12 milliard d’euros en 2017 et 1,94 milliard d’euros en 2018. Ces chiffres demeurent modestes, comparés au volume des investissements directs allemands en Chine, qui a atteint 81 milliards d’euros en 2017.

Les sociétés allemandes ont besoin d’obtenir de meilleures garanties à leurs investissements en Afrique, de la part du gouvernement allemand, d’après des opérateurs économiques allemands. Ceux-ci déplorent le fait que ces sociétés ne bénéficient souvent pas de crédits gouvernementaux pour lancer des projets d’investissements de grande envergure dans les secteurs de l’énergie et du transport, par exemple, à cause des risques élevés dans ce domaine.

Par ailleurs, le ministère fédéral allemand de la coopération et du développement a investi environ 20 millions d’euros dans plus de 200 projets numériques, en Afrique.

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Source: dpa-news.de

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