Alliance Mining Commodities Guinée : on en parle encore !

L’avenant N°2 à la Convention de base pour l’exploitation des gisements de Bauxite de Koumbia, Préfecture de Gaoual, signée le 06 août 2010 entre la République de Guinée et la Société Alliance MiningCommodities Guinée (AMCG) a été débattu la semaine dernière à Conakry.

Ce projet qui vise l’exploitation, l’exportation et la vente de la bauxite, couvre une superficie totale de 728 km2 et renferme des réserves estimées à 300 millions de tonnes de bauxite, avec une teneur en alumine extractible de 48%. Selon le ministre des Mines, ce prévoit également la réalisation d’une nouvelle voie ferrée multi-utilisateurs de 126 kilomètres et le développement d’un nouveau port fluvial à Boké.

Selon Abdoulaye Magassouba qu’au-delà de son impact direct sur le secteur minier, le projet Koumbia a une potentielle contribution au développement économique du pays. Selon les estimations, les deux premières phases du projet doivent générer 2.2 milliards de dollars de revenus directs à l’Etat guinéen et 250 millions de dollars de taxes indirectes additionnelles sur 20 ans. Cette société doit évacuer le produit minier via une route minière qui relie la Mine au port fluvial sur le fleuve Rio Nunez dans le village de Bogoroya.

Mais déjà annonce le ministre, un PARC « Plan d’Actions de Réinstallation et de Compensation » détaillé a été complété à date ; sa mise en œuvre est en cours, ce qui facilitera l’acquisition des terres dans la transparence suivant le respect des normes et des standards en la matière. Il n’y aura qu’un seul village qui sera relocalisé en raison de la construction de la route qui emprunte un nouveau tracé.

On parle d’un investissement cumulé de 670 millions USD au cours des 5 premières années ; d’une contribution exceptionnelle de 1% pour le développement local, soit le double prévu par le code minier ; la construction d’une voie ferrée multi-utilisateurs de 126 km ; la construction d’un port multi-utilisateurs ; la création d’environ 1200 emplois directs pendant la phase de construction et 700 emplois permanents après le démarrage du projet ; un point d’entrée pour le développement industriel de cette région encore fortement enclavée.

Il reste que les Mines ne font plus rêver les Guinéens. Rusal peine, Rio Tinto a fui, BHP billiton parti, etc. Plus rien ne semble émouvoir. C’est qui est sûr, les villageois n’acceptent plus d’être abusés.

 

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

 

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