Alpha Condé dans le Bouré : le Président bourre le berceau du RPG !

Bourrage de crâne dans le Bouré. Alpha Condé a été bel et bien aux manettes. A Siguiri, le président guinéen a étonnement bourré le crâne du berceau du RPG. En toute consternation. Et sans aucune gêne.

En fin de mandat, après près de 8 ans de gouvernance chaotique, Alpha Condé, avec une succession de mensonges aux effluves de propagande a convaincu les Siguirinka en ces termes : « Mon mandat de président en exercice de l’Union Africaine finit ce mois. A partir du mois de mars, je viendrai à Siguiri pour me rendre dans toutes les sous-préfectures et vous dire comment nous devons travailler. Je viendrai vous voir tous et vous parler pour que vous sachiez où va la Guinée parce que beaucoup de choses se sont passées. » Une autre Préfecture, on peut bien comprendre que le président veuille tenir un tel discours. Mais, Siguiri, le berceau-même du parti au pouvoir ne devrait pas être victime d’un quelconque mensonge, d’une quelconque manipulation ou promesses fallacieuses.

Quand Condé parle de la présidence de l’UA, c’est comme si, celle-ci lui a pris tout son temps et tout son programme ainsi que les nombreuses promesses faites au Bouré. Qu’a-t-il fait de son premier mandat à Siguiri ? N’avait-il pas promis infrastructures, emploi jeune, eau, courant, réorganisation de l’orpaillage, etc. ? Pourquoi Alpha Condé veut-il abuser de la confiance de Siguiri en promettant de faire le tour de la cité d’Or, à quelques mois seulement de la fin de son mandat, le dernier, selon la Constitution ? Siguiri est déçu. Ce, depuis que le président a enlevé un des fils avant de le reprendre auprès de lui, au garage (Présidence de la République). Le Bouré est devenu sceptique et réfractaire. Allergique à certaines mesures.

Une vive tension couve dans cette partie de la Guinée, mais, c’est Alpha Condé seul qui pourra désamorcer la bombe enfouie. En attendant, il bourre le crâne des Siguirinka. Avant de reprendre son vol pour Sékhoutouréya. Crédule ou pas, le Bouré reste sur ses gardes et menacent de tout remettre en cause.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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