Alpha, l’homme d’affaire et les 300 mille dollars : Un aveu d’impuissance ?


Au cours de la conférence diplomatique, le Président Alpha Condé avoue avoir été victime d’une escroquerie de la part d’un étranger déguisé en homme d’affaire, qui avait disparu avec ses 300 mille dollars.

« On m’a même escroqué récemment ici et je sais que le gouverneur le Banque Centrale le sait. Il y a un homme d’affaires qui est venu et qui a fait des propositions, mais il fallait lui payer 300 mille dollars. Le gouverneur de la Banque Centrale m’a dit : « président, paye, paye ». J’ai pris de ma poche pour payer les 300 mille dollars. Depuis lors, le monsieur a disparu et on ne l’a plus revu (rires). Donc, réellement, moi, j’insiste sur votre rôle économique. »

Un aveu d’impuissance ?

De l’avis de nombreux observateurs, cette révélation du numéro un guinéen est aveu d’impuissance, une sortie ratée, car cela prouve à suffisance que n’importe qui peut quitter n’importe où pour faire du n’importe quoi en Guinée.

Comment est ce qu’on étranger peut se déguiser en homme d’affaire pour escroquer le président de la République, devant le Gouverneur de la Banque Centrale et en présence des conseillers à la présidence ?

Même si le montant provient de sa caisse de souveraineté, est ce que le Chef de l’Etat devrait offrir 300 mille dollars à un investisseur étranger, supposé venir investir de l’argent dans le pays ?

En tout cas, cela prouve un dysfonctionnement des services publics, en particulier le Cabinet du Président de la République, avec cette multitude de conseillers.

Pour le locataire du palais Sékhoutouréya, les ambassadeurs guinéens ont leur part dans ce genre des comportements, car, regrette-t-il, ils ne jouent pas vraiment leurs rôles   

C’est pourquoi, prévient-il, «  j’ai exigé qu’on vous donne bien avant ladite conférence, les copies des conférences de presse des ministres. Parce que beaucoup d’ambassadeurs aussi ne connaissent pas les réalités du pays et je suis parfois très déçu quand je vais dans les pays et que je vois certains de nos ambassadeurs. Ils ne jouent pas vraiment parfois leurs rôles (…) »

Cette situation explique éloquemment le dysfonctionnement au sein de l’administration publique ainsi que la mal gouvernance.  

Ibrahima Sory Camara, www.kababachir.com

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