Alpha Condé: les maux et les mots du président

Honnêteté de façade à toutes épreuves ou bourdes anthologiques incurables à toutes circonstances ! Les maux et les mots du Président Alpha Condé provoquent encore aujourd’hui, une rare stupéfaction chez nombreux Guinéens qui croyaient encore en cet opposant historique devenu président – démocratiquement élu – par effraction.

La sortie médiatique d’Alpha Condé, le jeudi dernier au Palais du peuple fait peur et laisse croire que la Guinée est entre les mains d’un novice qui se révèle tous les jours, incapable de diriger une République. Un petit extrait pour se rendre à l’évidence : « Je suis le seul président en Afrique francophone qui n’a jamais été Premier ministre ou président de l’Assemblée. Pendant 40 ans, j’étais opposant. Sortez-moi un seul président dans l’Afrique francophone qui, avant d’être Président n’a pas été Premier ministre ou président de l’Assemblée, c’est-à-dire qui n’a pas géré. Moi, je n’ai jamais géré, j’ai refusé pendant 40 ans. »

C’est hallucinant de suivre Alpha Condé dans cette envolée. Et la toile explose : « Monsieur le Président nous sommes vraiment sidérés que vous ignoriez que vous êtes ignorant dans la gestion, sous toutes formes on sent que vous n’avez jamais géré même une famille. Il est préférable de voyager sur un chauffeur qui a fait plusieurs fois l’accident que celui qui n’a jamais conduit », s’offusque un Internaute. Une réaction largement partagée. Tant et si bien que son apparition au Palais du peuple fait étrangement penser à Roland Barthes qui établit trois registres que les hommes politiques convoquent pour construire leurs discours : le logo qui signifie la raison ; l’ethos qui veut dire l’image que l’orateur projette en lui et le pathos qui est l’émotion et la passion. Un autre Internaute tranche : « Dans les sorties publiques du président je note une prééminence dangereuse du dernier registre, c’est-à-dire l’émotion et la passion dans ses prises de parole. »

Alpha Condé soufre de ses mots, parce qu’il a des maux qui ont pour noms : mépris, impulsion, perte de mémoire, etc. Une crise de la sénilité qui porte de graves préjudices sur la gestion déjà chaotique du pays. 7 ans, les mêmes discours, les mêmes promesses, les mêmes annonces, les mêmes faiseurs de rois, les mêmes clochers. La Guinée est bien mal partie. Et c’est donner raison à Chérif Bah « parce que le président Condé a construit un Parti-Etat. Un Parti Etat c’est un Etat où les gens du parti jouent le rôle de fonctionnaires, compétents ou pas. Bien sûr il y’a quelques-uns dans le gouvernement  et dans l’administration qui ont une certaine  compétence mais noyé dans une mer d’incompétences avec des procédures totalement viciées donc rien ne marche. »

 

 

Et c’est cet homme à la vie et à la carrière politique finissante qui veut rempiler…

 

Jeanne Fofanam Kababachir.com

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