Alpha donne une leçon de démocratie : un contrexemple hallucinant  

C’est un contrexemple hallucinant que représente Alpha Condé en donnant des leçons de démocratie aux hommes politiques guinéens. C’était au cours de son adresse à la nation, à l’occasion du 59è anniversaire de l’indépendance guinéenne.

Alpha Condé reconnait d’entrée que « les hommes politiques ajoutent du ferment à notre démocratie multipartite. » Une démocratie qui, selon Alpha Condé, n’est pas synonyme d’inimitié et de division. Elle offre plutôt un cadre idéal pour les échanges d’idées. « Certains excès de la politique partisane peuvent être porteur de dangers elle laisse dans son sillage des clivages insurmontables et un manque de consensus sur les grands sujets nationaux. Appartenir à différentes organisations politiques ne saurait être une raison de ne pas travailler ensemble à la recherche de solutions à nos défis communs », enseigne le président guinéen, principal bourreau de la Constitution.

En effet, c’est lui qui viole le serment pris : Respecter et faire respecter les lois de la République. La Guinée n’a jamais été autant livrée à l’impunité, aux crimes de tous genres et aux mélanges des pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire). Pourtant, le président lui-même sait qu’il est dangereux de réduire la vie politique dans notre pays à certaines dérives des politiques partisanes, ethniques ou religieuses. Même si lui-même aussi est resté sans réaction lorsque des militants du RPG ont fréquemment stigmatisé une communauté, à cause notamment des manifs de rue. Mieux, le président refuse tout dialogue avec ses opposants, en délégant ses pouvoir à des ministres partiaux.

Comme il est de coutume dans pareille occasion de fête d’indépendance, Alpha Condé dit s’être engagé « à continuer à faire tout ce qui est en mon pouvoir pour promouvoir une atmosphère de rapprochement politique afin d’éteindre toute tension qui pourrait menacer notre bien-être national et j’attends des leaders politiques de notre pays qu’ils en fassent autant. » Après tout, «Nous ne pouvons pas sacrifier notre principe d’une société d’harmonie ethnique et religieuse sur l’autel de la politique politicienne. »

 

Qui est fou ?

 

Jeanne Fofana, Kabnabachir.com

 

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