Alternance 2015 : que cache le soutien de Mouctar Diallo à Dalein ?

 Mouctar Diallo, président des Nouvelles forces démocratiques pourrait-il être le possible dauphin de Dalein Diallo, dans les années à venir, après le dernier tour de piste du leader de l’UFDG ? Cette question risque de provoquer une réelle levée de boucliers au sein même de la seconde formation politique tant et si bien des extrémistes du parti ne saurait admettre cette immixtion. Ce n’est certainement pas des leaders qui manquent au sein de l’UFDG, pourrait-on se targuer de dire.

 Seulement, le fait de vivre sous l’ombre de Dalein Diallo, à toutes les circonstances, mêmes les plus périlleuses fait de Mouctar, un dauphin. Etant entendu que Gaoual et sa hargne, sa verve et sa poigne n’a pas dit son dernier mot. En attendant, le président des NFD est sous la coupole de l’UFDG. Mouctar défend Dalein. Et cela lui a coûté des militants et des responsables. Mais, soutient-il, « Je suis quelqu’un de constant et d’homme qui respecte sa parole. Même si certains responsables de NFD m’ont critiqué et ont démissionné de NFD à cause de cette décision (soutenir Dalein, NDLR), mais je l’assume. »

 A ceux qui voit ce soutien sous la couleur tribaliste, Mouctar tranche : « J’ai une vision panafricaniste et donc je ne vois pas l’ethnie, je suis un Africain qui a une vision mondiale et qui veut apporter des solutions locales à la Guinée.  Mon soutien à El Hadj Cellou est objectif et il s’explique par mon esprit patriotique et sens du réalisme. C’est parce que je souhaite vivement qu’il y ait une alternance en 2015, et il est le mieux placé étant le chef de file de l’opposition. En plus, j’ai confiance en ses qualités d’homme d’Etat et en ses capacités à faire avancer la Guinée», justifie le député, dans une interview accordée à Guineenews.

 Avec toute la sollicitude dont il fait sujet au niveau du RPG, on attend de voir si Mouctar dans les années et mois à venir ne va pas tourner casaque, comme ses aînés qui ont pour noms : Saliou Béla Diallo, Kassory Fofana, etc. Après tout, « Le vrai politique, c’est celui qui sait garder son idéal tout en perdant ses illusions. » John Fitzgerald Kennedy – 1917-1963

 Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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