Anarchie dans la circulation : le retour à la case départ !

C’est manifestement le retour à la case départ avec l’anarchie sans précédent observée ces derniers jours dans la circulation, notamment sur l’autoroute, la route Le prince et l’axe Hamdallaye-Lambanyi, les principales voies de la capitale. Kissosso-aéroport est devenu un axe à éviter, à cause du rond-point de Matoto et ses trous à vous déglinguer les reins.

Sur cette voie, camions, motocyclistes, taximen, etc., tout le monde est logé à la même enseigne : la chienlit sans précédent. Il faut aux usagers un minimum de trois heures d’horloge de patience pour franchir ce fameux rond-point de toutes les anxiétés. Toute la moitié de nuit, les riverains sont perturbés à cause des klaxons interminables de gros porteurs et autres engins roulants. L’autre goulot d’étranglement reste Yimbaya marché, à l’aller comme au retour, jusqu’à l’Aéroport. Au niveau d’Enco5, même spectacle, même anarchie. Tout comme à Cosa, Bambeto, Taouyah, Centre émetteur, etc. Les usagers ne savent plus à quelle voie donner de la tête. Le stress est quotidien.

La chaleur exténuante, le manque de patience et la nervosité font le reste. Les agents de la routière sont peu ou pas du tout visibles avec leur gilets orange estampillés Police routière. Peu d’agents sous équipés font ce qu’ils peuvent. Dans des conditions absolument pénibles. Et pourtant, selon des sources, quelque 9 milliards GNF ont été débloqués pour trois mois afin de restaurer la circulation routière. Sur le terrain, on ne sent plus la présence des policiers. C’est le retour à la case départ. Circuler à Conakry relève d’un parcours du combattant.

Les bouchons sont créés soit à cause des trous béants, soit à cause des tas d’immondices envahissant la chaussée, soit le stationnement de certains usagers indélicats, voire tout le cocktail. On s’était pourtant vite félicité du travail titanesque de ces policiers de la routière, mal habillés, mal chaussés, mal encouragés. Mais qui, pour les besoins de la cause ont abattu un travail appréciable au début de la semaine dernière. Mais c’était sans compter la politique de feu de paille qu’on a habituée aux Guinéens ainsi que la culture de l’impunité.

 

Jeanne Fofana, kababachir.com

 

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