Apprentissage dans le secteur de l’Artisanat urbain et péri-urbain

On ne sait pas trop à quoi ressemble cet autre programme-cadre. Seule évidence, récemment, le ministre de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle, de l’Emploi et du Travail a fait une communication relative au Programme-cadre de développement de l’apprentissage dans le secteur de l’Artisanat urbain et péri-urbain de la République de Guinée.

Damantang Camara a informé que dans le cadre des rapports de coopération entre la Guinée et l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), son Département est parvenu avec tous les acteurs concernés à élaborer un document de « Programme-cadre de développement de l’apprentissage dans le secteur de l’artisanat urbain et péri-urbain » de la République de Guinée. Selon le ministre, ce document comprend le contexte et le diagnostic qui ont permis d’identifier l’objectif global du programme, les objectifs spécifiques, les résultats attendus, le plan d’action de mise en œuvre avec une estimation financière évaluée à 35 000 000 US sur 5 ans, ainsi qu’une première version du Cadre de Dépenses à Moyen Terme (CDMT).

Tout ceci pour quel objectif ? Réponse de Damanatang Camara : « Moderniser l’apprentissage dans le secteur de l’artisanat ainsi que les ateliers d’apprentissage, améliorer l’employabilité, l’accompagnement dans la création d’entreprises par les diplômés ou dans la recherche d’emploi. » Pour y arriver, le département doit faire face à :la rénovation de l’apprentissage dans 20 métiers du secteur de l’artisanat urbain et péri-urbain au profit de 20 000 apprentis sur toute l’étendue du territoire national ; à l’introduction de l’apprentissage dual dans 8 métiers de l’artisanat urbain et péri-urbain en faveur de 8 000 apprentis dans toutes les régions de la Guinée ; à l’amélioration de la gestion et le pilotage de l’apprentissage rénové et dual.

De toute évidence, note le ministre, la mise en œuvre du programme-cadre reste tributaire de la mobilisation du financement nécessaire, à la fois sur effort national par l’augmentation du budget du secteur de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle d’une part et la recherche de financement extérieur d’autre part.

C’est pourquoi, un plaidoyer auprès du gouvernement s’impose. En cause : « Adopter et soutenir ce Programme-cadre de développement de l’artisanat dans notre pays en vue de moderniser les apprentissages pour faire des ateliers de PME-PMI créatrices de richesses. »

 

Tout un challenge !

 

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

 

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