Après la condamnation des enseignants, l’avocat du SLECG reçoit des félicitations

Au lendemain de la condamnation de plusieurs enseignants grévistes à Kaloum et dans plusieurs villes de l’intérieur du pays, à six mois de prison avec sursis, qui leur a permis de regagner malgré tout leur domicile, le SLECG a tenu à féliciter son avocat, Me Salifou Béavogui pour, dit-on, son dynamise.
« Enseignantes, Enseignants et Enseignants Chercheurs de Guinée, Peuple de Guinée , le Bureau Exécutif National du SLECG par la voix de son Secrétaire Général le Camarade Aboubacar Soumah tient à féliciter son Avocat Maitre Salifou Béavogui pour son dynamisme, sa détermination et son sens de patriotisme qui n’a ménagé aucun effort pour obtenir la libération de nos camarades arrêtés et détenus arbitrairement à la maison centrale de Conakry et ceux de Labé, Kindia, Kissidougou, Nzérékoré sous l’ordre de Dr Ibrahima Kassory Fofana qui ne fait que violer les droits et libertés syndicales, mais aussi de la Constitution .
Grand merci à Maître Salifou Béavogui que le tout Puissant Allah vous garde très longtemps auprès de la pauvre population. », lit-on sur la page facebook du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) ;
Malgré les multiples mouvements de protestation des enseignants à Conakry et à l’intérieur du pays, le gouvernement ne fléchit pas et la grève des enseignants qui continue à paralyser le secteur de l’éducation, à Conakry et à l’intérieur du pays, se poursuit. Le temps, passe, et le gouvernement qui a gelé les salaires des enseignants grévistes, menace même de les radier si jamais ils ne reviennent pas en classe jusqu’au 31 décembre prochain.
Bien qu’étouffé par la violente répression policière des mouvements de protestations, suivi des condamnations, le SLECG d’Aboubacar Soumah reste droit dans ses bottes. Pas question de reculer sans que le gouvernement ne prenne en compte sa revendication salariale à hauteur de 8 millions, mais qui reste tout de même négociable.
Pendant ce temps, les cours sont perturbés dans la quasi-totalité du territoire national. Une situation qui inquiète plus d’un guinéen, quant on sait la place qu’occupe l’éducation, dans la société.

Alfred Bangoura, www.kababachir.com

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