Après leur marche, les femmes de l’opposition annoncent une plainte

Après avoir défié les autorités, les femmes de l’opposition qui ont marché de Bambéto à la Minière, né décolèrent pas. Empêchées par les forces de l’ordre de poursuivre leur marche jusqu’à Dixinn, à coup du gaz lacrymogène, les opposantes annoncent une plainte contre les forces de l’ordre.

Selon Hadja Maimouna Diallo, les opposantes ont été brutalisées par les agents des forces de l’ordre. Et il y aurait eu des blessées au cours des échauffourées à Belle vue.

«Plusieurs femmes ont été bastonnées et molestées par les forces de l’ordre avec leurs fusils et bâtons. Nous avons même vu des forces de l’ordre ramasser des cailloux et jeter sur les femmes. Elles ont reçu les premiers soins, il y a beaucoup de blessées légères, mais les plus graves se chiffrent à trois et quatre. On va essayer de constituer un dossier avec nos avocats que nous avons déjà consultés pour porter plainte contre ces agents de force de l’ordre», a annoncé la Vice-Présidente des femmes de l’UFDG.

Malgré tout, les femmes ne désarment ! Même si aucune date n’est encore annoncée, elles comptent poursuivre le mouvement de protestation pour exiger justice aux victimes de la répression policière des manifestants de l’opposition.

Désormais, le dernier vendredi de chaque mois est consacré au recueillement des femmes de l’opposition au cimetière des martyrs à Bambéto. Une manière de rendre hommage à la centaine de personnes tuées par les agents de sécurité lors des manifestations politiques depuis l’arrivée au pouvoir du Président Alpha Condé, en 2010.

Ibrahima Sory Camara, www.kababachir.com

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