Assassinat à UFDG : Bah Oury, en flagrant délit de mensonge !

« Ceux qui m’ont accompagné, ils n’étaient que deux plus un journaliste. Ils ont été entendus par les autorités compétentes. Je ne peux pas en dire davantage. La justice est en train de faire son travail. Et de mon côté, je ferai tout pour que la lumière soit faite sur cette affaire. Parce qu’il s’agit de vies humaines qui sont en danger du fait de ceux qui estiment qu’ils n’ont pas d’autres méthodes pour faire taire les contradictions et assouvir leurs ambitions égoïstes et personnelles. »

L’ex vice-président est ainsi pris en flagrant délit de mensonge. En effet, bien des jeunes loubards, anciens larcins de Hamdallaye Pharmacie – Section Ona – faisaient partie des jeunes qui avaient fait le cortège de Bah Oury. Des témoignages vivants font état de cela. Des jeunes rencontrés le lendemain de l’assassinat, avant même que Bah Oury ne se prononce sur l’acte odieux sont largement revenus sur leur enthousiasme d’accompagner Bah Oury. Des jours après, l’UFDG, à travers Ousmane Gaoual Diallo tranche dans le vif, cette déclaration de l’homme rigide de l’UFDG qui veut se transformer en colombe.

Selon le député de Gaoual, « Dans cette affaire, il y a une collision absolument nette du pouvoir d’Alpha Condé et l’ancien vice-président (Bah Oury) dans l’objectif de jeter le discrédit sur le parti. On voit le cheminement. Quand le vice-président déclare qu’il est venu seul au siège du parti, il faut vraiment être aveugle pour croire à cela parce que tout le monde a vu les hommes en t-shirt noirs qui l’accompagnaient et ces jeunes loubards qui étaient venus au siège avec lui. Il y a des images qui circulent partout et dont les enquêteurs sont en possession pour voir que le vice-président n’a pas dit toute la vérité quand il est venu. Dans la reconstitution qui a été faite, on n’a convoqué aucune autre personne dans son entourage pour venir s’expliquer. On a plutôt orienté l’enquête, mais cela c’est un autre combat. »

On ne saura peut-être jamais qui a tiré sur Elhadj Diallo, d’autant plus que le tir est venu de l’arrière-cour du siège où était justement Bah Oury et sa bande.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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