Assises sécuritaires à Siguiri : ce qu’en pense le ministre Keira

Alpha Ibrahima Keira a envie de se promener dans la savane avec une trouvaille singulière : l’organisation de la première édition des Assises Sécuritaires dans la Préfecture de Siguiri. Le ministre de la Sécurité laisse Conakry, Mamou, etc., pour se rendre jusqu’à Siguiri – pour certainement bien saler la facture au nom de la Princesse – pour une mamaya.

Il a indiqué au cours du conseil des ministres que la situation sécuritaire de la préfecture de Siguiri est caractérisée par la montée vertigineuse de la criminalité, la récurrence des accidents de la circulation, la faible capacité opérationnelle des services de protection civile, la récurrence des troubles majeurs à l’ordre public, la criminalité transfrontalière, l’exploitation minière anarchique et les menaces terroristes. Selon lui donc, l’objectif de ces Assises est de renforcer les capacités des directions nationales, régionales, des commissariats centraux et autres structures du ministère en charge de la Sécurité à travers l’harmonisation des méthodes de travail, le renforcement des effectifs et la fourniture des équipements adéquats.

Partant, les Assises sécuritaires de la préfecture de Siguiri connaitront la réalisation  des activités suivantes : renforcement des capacités organisationnelles et opérationnelles des services de sécurité routière, de maintien de l’ordre public et de protection civile ; extension de la doctrine de police de proximité à la préfecture de Siguiri (nouveau concept mis en œuvre avec l’aide de la France et de l’Union Européenne). Pour mieux réussir la mission, il a été demandé au ministre Keira d’impliquer l’autorité publique locale (Gouverneurs et Préfets) ainsi que la justice, l’Administration du Territoire, la Défense, le Secrétariat Général des Affaires Religieuses, les Mines, l’Environnement et l’éducation en vue de mieux cerner tous les contours de cette question sécuritaire. Les conclusions qui seront issues de ces Assises, ne serviront à rien. Si ce n’est d’enjoliver les tiroirs poussiéreux du département.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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