Au siège de son parti, Cellou Dalein magnifie le talent de Tierno Monenembo

Présent à côté de Cellou Dalein Diallo, au cours de l’assemblée générale hebdomadaire de ce samedi 29 décembre, Tierno Monenembo, a été acclamé par les militants de l’UFDG.

Une occasion pour leader de l’opposition de présenter cet écrivain franco-guinéen, en séjour au pays. Tout en saluant son courage, Cellou Dalein Diallo a magnifié le talent de l’écrivain, mais regrette du fait que cela ne soit pas reconnu en Guinée.

« C’est un écrivain de talent reconnu au plan international mais pas suffisamment dans notre pays. On ne sait pas pourquoi ? Certainement parce qu’il est ami à Cellou Dalein », lâche le leader de l’UFDG. Ajoutant qu’ « en tant que citoyens guinéens, on doit être fiers d’un tel talent ».

« Je suis revenu en Guinée pour écrire sur ce pays avant de mourir. Le vieillard retourne vers son berceau quand il sent venir ses derniers jours. La Guinée actuelle est très intéressante pour un écrivain : rien de mieux que la décadence pour nourrir la littérature ! Après tant de décompositions sociales, de tragédies politiques et de mémoire tronquée, c’est le moment ou jamais de parler. Non pas avec des slogans, mais avec des romans, de la poésie, du théâtre. C’est ce qui exprime le mieux les peuples. Le discours politique impressionne mais c’est une denrée périssable. Pour moi, le fait de vivre dans une société décadente est un avantage. », expliquait il y a une année l’écrivain franco-guinéen, au cours d’une interview accordée à nos confrères  de ‘’Le Point d’Afrique’’.

Qui est Tierno Monenembo ?

Ce Franco-Guinéen, qui a passé sa vie à naviguer entre les deux continents, européen et africain. « Selon les saisons », dit-il, amusé. Né en 1947 dans le Fouta-Djalon, il s’exile en 1969 au Sénégal, puis en Côte d’Ivoire. Après un doctorat de biochimie en France, il enseigne en Algérie, au Maroc, et à Caen, en Normandie, où il réside longuement. Autant d’expériences qui nourrissent son œuvre. Voilà près de quarante ans qu’il écrit, publie, lui qui a lu, enfant, le français, avant même de commencer à le parler. « Sony Labou Tansi disait : Nous ne sommes pas des francophones, nous sommes des francographes », se plaît-il à rappeler. Français et Guinéen, libre et engagé, Tierno Monenembo est aussi un écrivain qui dénonce, avec ironie, férocité, et courage.

Ibrahima Sory Camara, www.kababachir.com

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