« Aucune âme humaine ne résiste devant la corruption », selon Aboubacar Soumah


Pendant qu’on assiste à une reconfiguration du paysage politique au moment où la question d’un 3ème mandat pour Alpha Condé fait débat en Guinée, le leader du parti Guinée pour la Démocratie et l’Equilibre (GDE) fait encore parler de lui. A peine qui se relève de sa défaite à la Mairie de Dixinn, où il a été battu par la coalition UFDG-UGD, le député uninominal de Dixinn tente de se faire draguer par la mouvance présidentielle.

Invité récemment chez nos confrères d’Espace fm, Aboubacar Soumah, évoque l’épineuse question de la reforme Constitutionnelle.

« Je vous le réitère encore, le contexte n’est pas le même. La loi qui nous régit aujourd’hui, qu’on appelle la constitution a été élaborée pendant une période exceptionnelle. Elle est remplie d’insuffisances. Aboubacar Soumah, en tant qu’acteur politique, après avoir lu ce texte, a constaté qu’il y a des insuffisances dans le texte. Il a constaté que ce texte ne prend pas en compte la totalité des réalités de la Guinée. Il a estimé faire une sortie pour avertir l’opinion politique guinéenne de prendre les textes qui vont dans le sens de respecter nos coutumes et nos réalités. Après ça, s’il y a eu d’autres sirènes qui viennent pour autre chose dans laquelle Aboubacar Soumah n’est pas invité, n’est pas consulté, son parti n’est pas invité,… », estime le député qui entretien le flou sur sa position.

Après Papa Koly Kourouma, Makanera, Mouctar Diallo, Aboubacar Soumah veut à son tour être embarqué dans  le navire présidentiel. Mais à quel prix ? Le député qui n’exclut pas de rejoindre les sirènes révisionnistes, répond en ces termes: « Aucune âme humaine ne résiste devant la corruption. C’est une question de prix. Dans la vie, c’est une question d’intérêt qui lie les hommes. Ça peut être un intérêt politique, un intérêt économique ou social. Lorsque le parti apprécie à juste valeur son intérêt, nous prendrons position. Voilà la position d’Aboubacar Soumah. », tranche le dissident de l’UFDG.

Comme on le voit, le député, désormais à la tête d’un parti politique, tente une nouvelle fois de se rapprocher de la mouvance présidentielle après son échec humiliant à la Mairie de Dixinn.

Alfred Bnagoura, www.kababachir.com

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