Avortements clandestins : un réel danger banalisé !

Les grossesses sont interrompues avec toutes sortes de subterfuges, de produits chimiques et d’autres pratiques paramédicales qui met réellement en danger les jeunes filles et autres femmes aux comportements vraiment subjectifs. C’est un tableau que dresse, ce samedi, une jeune matrone qui exerce dans un Centre médical communal de Conakry.

Cette jeune dame sait de quoi elle parle. En effet, en Guinée, on ne sait pas le nombre de filles et de dames qui optent pour l’avortement… clandestin, pourtant la pratique est passible de peine. Dans les hôpitaux, centres de santé, centre communaux, cabinets clandestins de soins, maisons privées, etc., des hommes – brancardiers, ambulanciers, médecins, garçons ou filles de salles, gynécologue – s’adonnent à cœur joie à des interruptions de grossesses, moyennant, selon des sources concordantes de l’argent.

L’enveloppe varie de 300 mille GNF à 2 500 mille GNF. Un médecin qui a requis l’anonymat nous rapporte que la pratique, devenu un réel danger mais banalisé fait tout de même des émules. « Il y a un réseau en place. Il des démarcheurs qui orientent les patientes. Ils ont leur pourboires », témoigne-t-on. L’âge des patientes varie entre 18 à 45 ans. Un gynécologue approché explique furtivement que ce souvent des dames divorcées, en séparation de corps ou abandonnées au pays, des jeunes filles non mariées qui allongent la listes des adeptes des interruptions volontaires de grossesses. Il y a aussi, nous dit-on celles qui trompent leurs époux et qui piquent une grossesse.

Cet autre médecin généraliste ajoute – sans se déclarer démarcheur – que des statistiques non officialisées indiquent que nombreuses interruptions de grossesses se font de la façon la plus risquée, souvent aléatoires, notamment avec des produits dérivés mélangés à d’autres alchimies. Cette situation trouve son explication dans le fait que les filles ont honte ou peur de s’exposer. Elles préfèrent donc opter pour la voie la plus secrète mais plus risquée pour la santé.

De toute évidence, l’avortement n’est plus une pratique méconnue. Des filles de tous âges, des femmes de toutes situations matrimoniales se livrent à ces pratiques prohibées et dangereusement préjudiciables à la santé reproductive. Ce, au-delà des émules qu’elles provoquent et les sources d’enrichissement qu’elles encadrent.

Attention !

Jeanne Fofana

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