Bah Oury appuie Sylla (UDG) : l’humeur de Condé à l’index !

Mamadou Sylla et ses lieutenants n’en démordent pas : il faut le budget du chef de file de l’opposition. Après les digressions du leader de l’UDG, c’est le tour de Bah Oury de recoller les morceaux, avec subtilité. Mais, le dénominateur commun des deux hommes reste la mise à l’index de l’humeur d’Alpha Condé.

Extrait : « Le budget du Chef de file est alloué conformément à la loi. Son blocage démontre la manière dont la gouvernance économique est faite dans le pays. Vous avez une loi des finances qui est votée et que par la suite le gouvernement est tenu de l’exécuter à travers des mécanismes budgétaires et des finances publiques. Mais il s’avère paradoxalement, selon des considérations qui n’ont rien à voir avec des impératifs économiques, sociaux et politiques, c’est beaucoup plus des questions d’intérêts, de proximité, d’humeurs qui font que tel budget est alloué à telle institution ou à tel projet. C’est cela l’expression manifeste de la mauvaise gouvernance. La Guinée depuis tout le temps, les autorités en place ont joué sur ça pour faire ce que bon leur semble, en prenant entre leurs mains les destinées de tout un pays. »

En d’autres termes, ajoute Bah Oury dans un entretien qu’il a accordé à Africa Guinée, « la mauvaise gouvernance, c’est le fait d’avoir une attitude à géométrie variable dans le décaissement des dépenses. La plupart du temps, vous avez des projets qui doivent être financés et même si le financement extérieur doit apporter un montant substantiel, très souvent il y a une contrepartie qui est demandée à la partie guinéenne.Mais comme les autorités ne tiennent pas des prévisions exactes dans l’élaboration de la loi des finances, il s’avère que telle route qui devrait être faite entre décembre de telle et telle autre période ne peut pas être engagée parce que les autorités guinéennes n’ont pas décaissé le montant de la contrepartie pour le financement. Le budget national est géré en fonction des intérêts de celui qui préside la destinée du pays. »

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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