Bah Oury et les accord politiques : Un éternel insatisfait?

D’un échec à un autre, le Vice-président de exclu de l’UFDG n’a toujours pas de position claire dans le débat politique national. N’appartenant ni à la mouvance, ni à l’opposition, encore moins les centristes, Bah Oury, qui a été exclu du parti le 04 février 2016 et qui se réclame toujours de l’UFDG, le parti qu’il a fondé depuis 1992, est un éternel insatisfait. Après une bataille judiciaire qu’il a perdue devant la formation politique dirigée par Cellou Dalein Diallo, l’ancien ministre de la Réconciliation nationale, avait cru devoir présenter des candidats aux élections communales du 04 février 2018.

 »Présenter des candidats sous la bannière du mouvement UFDG-Renouveau. C’est possible », avait estimé l’ancien exilé, qui ne savoure toujours pas vaincu face au camp de Cellou Dalein Diallo, président du parti auquel il est en guerre de leadership pour le contrôle du parti.
N’ayant obtenu aucun conseiller communal, avec son mouvement UFDG-Renouveau, Bah Oury, qui semblait pourtant se rapprocher d’Alpha Condé, multiplie les critiques à fois à l’endroit de son adversaire Cellou Dalein Diallo, mais aussi du pouvoir en place. Sa démission à son poste de membre de la Commission de reforme sur l’éducation, mise en place par le Président Alpha Condé, avait surpris plus d’un guinéen.

Alors que la signature d’un accord politique entre pouvoir, opposition et mouvance, qui régle le contencieux électoral, permet de mettre fin à une longue crise poste électorale, Bah Oury dira pour sa part, que cet accord de sortie de crise,  »un précédent dangereux pour l’avenir ».
Sur sa page facebook, l’ancien ministre de la Réconciliation nationale, estime pour sa part que les arrangements n’ont jamais construit la paix, au contraire ils précipitent le pays dans le désordre.
Extrait: « 6 mois après les communales alors que les contentieux électoraux sont apurés
(code électoral), les élus des 342 circonscriptions ne sont pas installés. C’est ainsi la meilleure manière de déstabiliser les institutions et la Guinée. C’est un précédent dangereux pour l’avenir !

Quel crédit donner ainsi à la CENI constitutionnellement indépendante qui est désavouée par le gouvernement qui refuse d’installer les élus communaux en se pliant aux humeurs du chef de file de l’opposition?
Quelle élection nationale pourrait-elle être apaisée et acceptée demain?
Les autorités guinéennes sont ainsi face à leurs responsabilités régaliennes : installer ici et maintenant tous les élus communaux comme le stipule les lois de la république.
Les arrangements n’ont jamais construit la paix, au contraire ils précipitent le pays dans le désordre. »
Pendant ce temps, les tractactions se poursuivent pour les alliances entre les différentes formations politiques, dans le cadre de l’installation des exécutifs communaux, dont la barrière est levée depuis la signature de l’accord politique.

Ibrahima Sory Camara, www.kababachir.com

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