Bah Oury et Ousmane Gaoual : le temps des frictions ?

Les deux bouillants responsables de l’UFDG ne semblent plus avoir des atomes crochus. Ousmane Gaoual Diallo et Bah Oury traversent actuellement le temps des frictions. Ce, depuis que le député a révélé que l’exilé recevait régulièrement 2000 Euros de la part du parti, alors qu’il vivait seul, loin de sa famille politique, au bord de la Seine. « Je ne commente pas les déclarations de ce député parce que ça n’en vaut pas la peine. No comment », s’efforce à dire le vice-président excommunié.

Et pourtant, en juin 2014, Gaoual disait ceci : « J’ai connu Bah Oury en 1988 et je n’ai connu El hadj Cellou Dalein Diallo qu’en 2007. J’ai toujours eu et je continue d’avoir de bonnes relations avec Bah Oury ».

Cette expression de l’estime et de la pondération rarement affichées par le bouillant député en disaient long sur la place prépondérante qu’occupe l’exilé de l’UFDG au sein de cette formation politique. On se rappelle en tout cas, lorsqu’il s’était agi de corriger Bah Oury suite à son parrainage de l’installation de bureaux fédéraux à travers l’Hexagone, sans jamais se référer au parti.

L’honorable Ousmane Gaoual Diallo parlant de l’exclusion, pense que l’UFDG « doit être plus indulgente et ouverte » vis-à-vis du vice-président du parti aujourd’hui confiné à l’exil. Les raison s de cette posture du parti se justifient par le fait que « Bah Ourya un symbole, c’est quelqu’un qui a une histoire dans ce pays. Et puis sa situation personnelle nous interpelle tous. Donc, on doit être plus indulgent et plus ouvert. On n’exclut pas un fondateur comme ça. Il faut beaucoup de précautions. »

A ce titre, « L’option de sanction est exclue parce qu’il est le vice-président du parti, il est en exil aujourd’hui. Il n’est pas possible de prendre de décision contre lui parce que ça serait vu comme une décision arbitraire. C’est pour cela qu’on laisse faire. » Dans le cas échéant, « Bah Oury aurait subi la sanction du parti, parce qu’il y a des mesures disciplinaires à l’intérieur du parti. Sa situation personnelle nous oblige à ne pas envisager cette option. » L’honorable Gaoual et Bah Oury ne rament apparemment plus vers la même direction.

Jeanne FOFANA, www.kababachir.com

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