Bah Oury sur la crise à la Cour constitutionnelle :« Les frondeurs ont ouvert la boîte à pandore »

Bah Oury s’est invité dans la chienlit qui rythme depuis peu la Cour constitutionnelle. Sur son blog, le leader politique sans militants égrène d’abord le cocktail explosif fait de : crise au sein de la Cour Constitutionnelle, non-installation des élus communaux plus de huit mois après leur élection, réponse répressive face aux revendications et aux protestations sociales comme à Mandiana, et illisibilité de la démarche gouvernementale.

Il s’en prend ensuite à ces «frondeurs qui ont ouvert la boîte à pandore » à la Cour constitutionnelle « en actant une motion de défiance à son encontre et sa destitution, a jeté l’émoi et la stupeur au niveau de l’opinion. Les conséquences de cette initiative sont désastreuses pour la Guinée tant pour son image que pour sa stabilité. » Pour lui, l’inauguration de l’instabilité de l’institution chargée de veiller au fonctionnement de l’Etat et de toutes ses composantes conformément aux principes du droit et des lois de la République, jettera incontestablement notre pays à la merci de  dérives et d’aventures politiques en mesure de remettre en cause l’ordre constitutionnel.

Bah Oury ajoutera : « Notre récent passé est à la fois suffisamment évocateur et tragique pour que soient empruntés encore les chemins qui mènent  au chaos et à la ruine de la paix civile. En passant à l’action pour « décréter la destitution du président de la cour constitutionnelle » malgré son mandat irrévocable de neuf ans, les frondeurs ont ouvert la boîte à pandore qui en cas de succès, n’épargnera à tour de rôle aucune de nos institutions y compris la Présidence de la République. » La logique de la déstabilisation s’apparente alors, selon lui et le plus souvent à ce qu’il appelle« jeux d’échec où l’effet domino est recherché pour atteindre une cible stratégique qui de prime abord est  inaccessible. »

Par conséquent,« Il faut rapidement stopper cette mécanique dangereuse pour la paix et la stabilité de la Guinée, en respectant scrupuleusement le mandat de l’actuel président de la Cour constitutionnelle. »

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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