Bakary Fofana : la honteuse mue devant l’Éternel !

Ceux qui ont connu et approché Bakary Fofana pendant qu’il était au CENAFOD, à la société civile, au CECIDE, à IFES d’Elisabeth Cote, etc. auraient dû donner leur tête à couper. Ils auraient parié que ce Bakary-là, ce fils de Bissikrima, la région des métissages n’aurait point fait une mue aussi honteuse qu’historique, en ignorant carrément les accords et autres codes qui régissent les élections en Guinée.

On a connu Bakary Fofana « altermondialiste convaincu et défenseur émérite des causes des sociétés civiles universelles, donc des processus électoraux, propres et crédibles. On a travaillé avec Bakary Fofana pour la promotion de la paix en s’appuyant sur les méthodes traditionnelles de prévention-gestion des conflits », commente un ancien proche de l’actuel président de la Ceni. Dans l’ivresse du pouvoir, après avoir profité – pour être ministre des Affaires étrangères – à partir de son statut d’agent de la société, Bakary troque son passage sublime pour verser hélas dans la démagogie. A cause de lui, le pays cours un grand danger, comme l’a déjà souligné les Nations-Unies. Au sein de son institution, c’est la suspicion, la division. Le tout, facilité par le caractère inféodé de la Ceni.

Hadja Biya en sait quelque chose, même si elle ne veut pas démissionner : « Aujourd’hui, des décisions prises ailleurs voudraient nous imposer un agenda caché. Ce que nous refusons catégoriquement quelque soit ce que cela va nous coûter … Il est temps que le peuple, le gouvernement, tous les acteurs du processus électoral notamment les partis politiques et la société civile réagissent pour arrêter l’hémorragie, sinon ce serait trop tard pour la Guinée. »

Auparavant, le choix de Gemalto remplaçante de la sud africaine Way mark dont le travail a laissé la vie de bien des Guinéennes sur l’asphalte divise. Cette société a eu le marché pour une valeur de 38 millions de dollars devant son concurrent néerlandais Smartmatic qui s’était révélé être plus performant et qui devrait coûter à la Guinée près de 3 fois moins que Gemalto. Derrière ce choix personnel de Bakary Fofana se cache une forte odeur de corruption. Selon des révélations d’un analyste était de mèche avec Gemalto qui lui aurait versé des fonds pour son recrutement comme opérateur électoral en Guinée.

Comme exemple ce compatriote qui suit de près l’évolution politique en Guinée explique: malgré les milliards mis à sa disposition en Guinée (son budget est passé de 450 à 750 milliards GNF), Bakary Fofana continue de se faire prendre en charge par Gemalto qui lui aurait versé des fonds, qui paye ses déplacements et ses frais d’hôtel ! Ce fut le cas dans la première dizaine de jours du mois de février passé par exemple. A cause de ces intérêts personnels, la Guinée risque de s’enfoncer. Déjà, « a Conakry, on a enregistré 69 personnes tuées par balles suites à des manifestations pacifiques légales de l’opposition (qui réclamait des élections crédibles), des centaines de jeunes blessés et mutilés par balles, plus de 46 milliards GNF de dégâts matériels suite à des attaques ciblés des éléments armés du pouvoir. »

A ce jour, contrairement à ce que liasse croire le gouvernement, les élections locales devraient se tenir avant la présidentielle. Ainsi témoigne un des facilitateurs du dialogue inter guinéen, en l’occurrence Salif Sylla. Les Guinéens sont donc avertis.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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