Bantama Sow: faut-il vraiment répondre à ce type ?

« Je demande au président Alpha Condé d’appeler son jeune frère Cellou Dalein Diallo, le faire sillonner dans la capitale, lui montrer des hôtels, l’envoyer au Diamond Plazza, dans les bleuzones avant de l’amener à l’Aéroport. Malheureusement, les gens sont devenus aveugles pour ne pas voir. Sinon, ils savent très bien que le pays a changé. Ceux qui le disent d’ailleurs, ils traversent la ville de Mamou, celle de Dalaba, de Pita mais, ils pensent que c’est le privé qui a fait ces bâtiments. »

Faut-il vraiment répondre à l’auteur de cette litanie au moment même Bantama Sow –c’est de lui qu’il s’agit- cherche à revenir dans les grâces d’Alpha Condé ? En lieu et place du travail herculéen ( ?) de son mentor, il aurait plutôt présenté son bilan, à la tête du département de l’Emploi jeune et celui des Guinéens de l’étranger. On ne sait vraiment pas qu’est-ce que ce type peut enseigner aux Guinéens progressistes. Lui-même n’est pas aveugle pour occulter les détournements orchestrés, la passation des marchés louches, les enrichissements illicites, l’arrêt et la mise sur les carreaux de Friguia, la Sotragui, etc. Bantama Sow ne rêvait-il pas d’un Conseil supérieur des Guinéens de l’étranger, réussir là où Rougui (Paix à son âme) s’est plantée ?

En effet, s’il y a réellement un projet qui tenait à cœur Rougui Barry c’était bien la mise en place du Haut conseil des Guinéens de l’étranger. Mais, elle s’était noyée avec ce projet. Faute de solidarité avec ses pairs, en plus du manque d’adhésion au projet du Premier ministre Said Fofana. Aujourd’hui, Bantama Sow, le fils spirituel d’Alpha Condé veut réussir là où Rougui Barry s’est plantée. Cet échec- comme c’en est un – a failli pousser l’ancienne ministre à la démission de l’alliée du RPG. Une alliée qui est allée jusqu’à blâmer Said Fofana. C’était une autre histoire. Comme si cela ne suffisait pas pour mettre à nu l’incompétence de Bantama, ce ministre a été honteusement incapable de faire le minimum avec la succession d’assassinats de Guinéens en Angola.

Selon Bantama Sow, l’Etat guinéen pourrait se porter partie civile dans une plainte rédigée contre X pour l’assassinat mardi 17 juin 2014 d’un jeune compatriote. » Et de mentir tout bonnement : « Nous sommes déterminés à défendre et à secourir tous les guinéens où qu’ils se trouvent.» Bantama Sow est un cancre. Un fouteur de désordre. On se rappelle en effet sa bourde vite recadrée par le ministre Garde des Sceaux, à propos de l’indemnisation des victimes des marches politiques. « Concernant l’indemnisation des victimes, c’est prévu dans les accords politiques qui ont été signés au mois de juillet 2013. Ça fait l’objet d’une discussion et d’un point arrêté de commun accord entre les parties. J’étais l’intercesseur entre les deux camps, en tant que garde des sceaux, en tant que gardien de la loi. »

Ce bout de phrase du ministre de la Justice Garde des Sceaux recadre parfaitement bien la mauvaise lecture dans laquelle s’est emmurée Bantama Sow au siège du RPG. Le Garde des Sceaux ajoute : « Bien évidemment le principe d’indemnisation des victimes, il n’y a pas de doute là-dessus, mais simplement, on ne décide pas comme ça de façon abrupte l’indemnisation des victimes. Il faudrait qu’il y ait une procédure judiciaire, il faudrait fixer le montant, il y a plusieurs procédures internes qui permettent la fixation de l’indemnité des victimes. Mais le principe sera respecté ». Cette autre sorti qui corrige le ministre des Guinéens de l’étranger d’alors rassurait tout de même certains opérateurs économiques.

Jeanne FOFANA, www.kababachir.com

  1. Ibrahim dit

    Toutes les nominations sont soumises à l’approbation du Parlement en Sierra-Leone donc si cela était le cas, Gbantama Sow qui est taximan n’aurait jamais pu être ministre ! Même Alpha Condé a dit qu’il doit allé a l’école. Que chacun juge !

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