Barbarie sur les journalistes : la Gendarmerie craint-elle le procès ?

Et si c’était des larmes de crocodiles que verse le Haut commandement de la Gendarmerie, afin de faire absoudre les auteurs des scènes inouïes infligées à des journalistes dont le seul tort aura été d’aller, à mains nues, supporter un des leurs, retenu au PM3 ?

Cette question mérite bien d’être posée au moment même où le lieutenant-colonel Mamadou Alpha Barry, chargé de communication de la gendarmerie nationale et de la justice militaire est en train de plaider pour une sortie négociée.

En effet, dans sa rhétorique habituelle l’officier négocie et égratigne : « Si on va en procès, ça peut prendre des mois, des années alors qu’on a plusieurs activités qui devront être gérés par certains journalistes. Et on ne peut pas dire à un journaliste de venir couvrir nos activités pendant que nous sommes en Justice. Raison pour laquelle, être en guerre avec les journalistes ne nous arrange pas », dira-t-il avant de demander : « Retirez la plainte, on va laver le linge sale en famille. On regrette ce qui s’est passé. C’est déplorable. » Vraiment suffisant pour corriger ces gendarmes barbares, hostiles aux journalistes ? Pas très évident. C’est pourquoi, il est question d’aller jusqu’au bout. Mettre de côté ce sentimentalisme affiché par le porte-parole de la Gendarmerie. Après tout, faudrait-il soigner les plaies à la souche !

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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