Bataille de logos entre Bah Oury et l’UFDG : la CENI dissonante !

Etienne Soropogui et Jacques Gbonimy, tous les deux responsables à la CENI ne sont pas sur la même longueur d’onde quant à l’utilisation du même logo et par l’UFDG et par l’UFDG renouveau version Bah Oury, l’ex vice-président exclu. La CENI reste dissonante.

En effet, Jacques Gbonimy déclare avec des confrères qu’il y a eu une entente de la cellule technique qui analyse les problèmes à travers un cadre de concertation entre la CENI et les partis prenants. « Au niveau de cette cellule, cette question de logos est déjà réglée. Les deux logos ont été maintenus,  parce que les deux logos  ne sont pas tout à fait les mêmes », ajoute-t-il. Etienne Soropogui donne une autre version et évoque une histoire de délai, comme si l’UFDG n’avait pas alerté la CENI depuis des semaines : « Il se trouve que pour des contraintes de délai lié à la conception et à la production des bulletins, nous avons amené cette question au niveau de notre prestataire. Sur la base des discussions avec notre prestataire sud-africain, il nous a été dit clairement qu’au stade où nous nous trouvons, il était absolument impossible d’apporter des réaménagements sur l’architecture des bulletins et que si cela devait être fait, selon le prestataire, les bulletins ne seraient pas livrés conformément aux clauses contractuelles. Cela ne nous a pas permis d’honorer les engagements qui étaient initialement pris. »

Au niveau de l’UFDG, « Nous sommes particulièrement remontés contre la CENI en ce qui concerne le problème de signes identiques dans deux logos que nous avons dénoncé depuis début janvier et que, malheureusement, la CENI n’a pas traité avec la diligence qu’il faut, jusqu’à ce qu’elle a émis les bulletins de vote avec les deux logos. Mais qu’à cela ne tienne, nous portons plainte par rapport à cela », a indiqué Aliou Condé au micro de Guinée matin.

L’UFDG ajoutera : « Si nous ne partons pas avec ces deux logos identiques, c’est que nous devons renoncer. Et il s’agit de Ratoma, de Matoto et de Dubréka, vous comprendrez bien qu’on ne renoncera pas. Mais comme il y a des voies de recours, nous porterons plainte et nous demanderons des réparations des préjudices que nous aurons subis dans ce processus. »

Un gros risque de confusion dans les bureaux de vote, au regard du manque de sensibilisation des militants de l’UFDG originelle, c’est-à-dire de Dalein Diallo. C’est à se demander si la CENI n’en est pas complice.

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.