BCRG : Ebola a failli perturber la journée de travail

En dépit de la tendance à la baisse que connait actuelle l’épidémie à virus Ebola, la Guinée n’en pas fini avec les conséquences de cette maudite maladie. Des conséquences tout aussi nombreuses que variées. Ainsi, il n’y a pas que les milliers de victimes mortelles, la baisse des activités économiques ou encore la détérioration des relations sociales. Ce lundi, au siège de la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG), à Conakry, on a enregistré une autre des conséquences malheureuses de l’épidémie à virus Ebola. Il s’agit d’une violence exercée par un des cadres de cette institution sur un de ses collègues. Un incident qui a failli perturber le travail.

Au-delà d’Ebola cependant, l’incident de ce matin pourrait davantage relever des tendances à la violence de Nasser Keïta,  le conseiller chargé des questions monétiques, et du peu de respect et de considération qu’il a manifestement pour Mohamed Lamine Conté, directeur de la supervision des banques et assurances. En effet, tout serait parti de l’injonction faite à ce dernier par le premier à se laver les mains à l’eau chlorée à la rentrée de la Banque. Prétextant que Conté l’aurait insulté, Nasser Keïta se serait rué sur son collègue boiteux qu’il a rossé à sang. La nouvelle se répandant parmi le personnel, tout le monde est venu l’état de la victime. Indignés par le sort réservé à Mohamed Lamine Conté, les employés  de la Banque ont voulu récupéré l’auteur de la violence pour lui faire subir le même sort.

Mais entre temps, ce dernier, pressentant la menace, avait couru pour aller s’abriter dans l’enceinte de la Cour de la présidence de la République, non loin de là. Y voyant une sorte de protection de la part de la première institution du pays, les employés se sont alors regroupés dans la Cour de la Banque et ont menacé de ne plus continuer à travailler jusqu’à ce que le fautif soit capturé. Il aura fallu l’intervention express du gouverneur de la Banque Centrale pour que les uns et les autres consentent à reprendre du service.

Sans qu’on ne se sache cependant quel sort sera réservé à Monsieur Keïta.  

Anna Diakité, www.kababachir.com

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