Bernard et Amara s’emmurent dans un souverainisme béat

Amara Camara et Bernard Gomou ont rivalisé d’ardeurs pour s’en prendre au président en exercice de la CEDEAO dont le seul tort aura été de rappeler à la junte que les 36 mois ne seront pas acceptables par l’organisation ouest africaine, tout en brandissant des sanctions à l’encontre du CNRD et de ses affidés.

Les deux hommes de Doumbouya s’emmurent donc dans souverainisme béat : « La dignité, le respect et la fierté sont des valeurs sacrées partout en Afrique et particulièrement en Guinée. Nous n’accepterons jamais que notre honneur soit trainé dans la boue. Le 28 septembre 1958, nous avons pris notre destin en main avant de porter secours à d’autres pays frères », se lâche Bernard Gomou. Et d’ajouter : « Aucun arriviste politique encore moins un opportuniste mal briefé, ne nous amènera à détruire ce précieux héritage légué par les illustres devanciers Amical Cabral et Ahmed Sékou Touré, et entretenu par le Général Lansana Conté. »

Et Amara d’ajouter : « Le respect de notre pays et de nos dirigeants est la base de toute relation au sein même de la CEDEAO. Pour ceux qui interrogent l’histoire, on sait qu’en Guinée et partout dans le monde le Guinéen n’aime pas le manque de respect ou un quelconque diktat. Nous avons volontairement ouvert toutes nos portes à la CEDEAO mais nous nous resignons d’accepter l’image souveraineté de notre si chère institution sous-régionale ne soit pris en otage par des sorties non maîtrisées et imprévisibles du président Embalo. »

A y voir de près, ces sorties n’ont pas empêché des sanctions. Autant prendre de la hauteur. Et mettre à côté les émotions.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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