Blâmer Kaba Diawara est désobligeant !

« On est une équipe jeune, on apprend » ! Voici le lot de consolation affiché par Kaba Diawara, au moment même où une pluie de reproches, de blâmes, de désobligeance et de réclamations vindicatives s’abat sur lui comme une nuée de sauterelles. Or, livrer de la sorte l’entraineur du Onze national guinéen est manifestement absurde.

En effet, avec ce Guinée-Gambie, il aurait pu lancer très vite au début de la seconde mi-temps, le rouleau compresseur Guilavogui, Bayo, Morlaye et/ou Aguibou. Kaba est certes resté droit dans ses bottes avec son choix qu’il assume d’ailleurs en toute responsabilité. Tant avec son système qu’avec le choix porté sur chacun de ses joueurs. D’où l’entêtement qui lui colle parfaitement à la peau.

Et l’agacement qui en est suivi : « Ceux qui veulent utiliser le 4-3-3 peuvent aller passer des diplômes, venir présenter leur candidature à la Fédé, s’ils sont retenus, ils peuvent utiliser leur 4-3-3. » Et puis, « Ce n’est pas le système mais l’animation ». Ce n’est tout de même pas une raison de jeter Kaba Diawara en pâture.

En cause ? Il l’a dit : la Guinée se construit avec cette équipe en devenir. Après tout, qui attendait, à ce stade de la compétition, après la succession des défaites et son élimination pour les barrages de la coupe du monde, comme l’analyse si bien un fin connaisseur du foot guinée ? Blâmer Kaba Diawara est désobligeant ! S’en débarrasser est davantage plus aventureux. C’est dans cet apprentissage-là que le Syli pourrait bien prendre ses marques et éventuellement être aux grands rendez-vous.

De toutes les façons, on a vu des entraineurs expatriés – salaires et indemnités à donner du tournis – avec le Syli à l’œuvre. Le résultat est resté, pour certains, comparables à celui de Kaba Diawara, voire moins. Qu’on arrête donc de nous pomper l’air !

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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