Boké: le bureau de la coordination du Port nènè (nouveau) de Kamsar dans une insalubrité avancée

Le bâtiment abritant le bureau de l’équipe de coordination du Port de pêche artisanal numéro 1 situé dans la Commune rurale (CR) de Kamsar, est plongé dans une insalubrité extraordinaire, avec des latrines dégageant des odeurs exténuantes et dégoûtantes.

Dans ces toilettes impures et saturées de selles, des gens continuent de s’y rendre avec seulement, un (1) ou deux (2) sachets d’eau dénommée «kamsar ou Kakandé.»

A l’intérieur de cératines toilettes comme celle placée en face de la véranda, on note la dispersion des bouilloires sèches. Incroyable mais vrai. C’est dans ces bouilloires que d’aucuns se libèrent la vessie.

Pire ! Souvent, des gens qui viennent précipitamment, utilisent des bouilloires contenant de l’urine.Ici, le vocabulaire ‘’salubrité’’, n’existe pas dans l’agenda des responsables.

Dans la salle où est installé le poste téléviseur, les plafonds teintés de toiles d’araignées, sont tombants et troués. A côté du petit écran, des vieux filets et moteurs roués.

Pourtant, le Port nènè (nouveau Port) situé au quartier Camp Balanta, selon secrétaire et gérant principal du Port en question, Kémoko Traoré, est animé par la présence de onze (11) sociétés de pêche agréées. Ce, sans compter celles évoluant dans la clandestinité.

Parmi elles, on peut citer, Adams Pêche, Soutoura, Tanamouna, Orgui, Dougoufissa, Korboya, Puissan LTD, Océanie, Lanyifan, Héleine et Afco pêche.

D’après notre interlocuteur, «chacune de ces sociétés paie une somme de deux cent mille francs guinéens (200.000 GNF) comme droit mensuel.»

Au port nènè, a fait savoir le gérant principal dudit port, il n’y a pas de syndicat. Le Chef de Port, Fodé Bérété Camara, assume les deux (2) rôles.

«Ce n’est pas facile de gérer le monde des pêcheurs car, parmi eux, il y a des buveurs et drogueurs. La mentalité d’un pêcheur, n’est pas égale à celle du mécanicien. Ils sont indomptablessurtout, quand ils reviennent de la mer. Il faut un chef dynamique et dur de caractère pour les maîtriser…», a noté M. Traoré.

«La gestion de des problèmes d’escroquerie, de vol, de crédits et de bagarre», sont entre autres difficultés du bureau de la coordination, toujours selon notre locuteur.

Mamadouba Camara, correspondant kababachir.com à Boké

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.