Boké: La jeunesse manque d’un leadership pour résoudre ses problèmes (Ibrahima Yoya Soumah de la Société Civile)

Après la grève qui a emporté le préfet, Mohamed Lamine Doumbouya, les jeunes de Boké tentent de remettre en place une cellule de crise. Mais, il se trouve que les idées sont totalement différentes. Ils sont divisés  en plusieurs groupes d’après le constat d’un acteur de la Société Civile.

Selon lui, le 1er groupe demande le remplacement numérique du CPD, l’organe consultatif composé de toutes les structures décentralisées et déconcentrées et, dont le mandat est loin d’être expiré; le 2ème réclame l’emploi des jeunes, le  3ème demande  le départ la délégation communale de la jeunesse de Boké.

Au sein de ces jeunes, certains confondent la notion de jeunes liée à l’âge et celle de jeunesse liée à un problème de structures, d’organisation et d’association pour un développement durable de la communauté à la base.

Alors, dans ces conditions, une personne de 3ème âge  peut être dans une association de jeunesse pour l’organiser.

En outre, une organisation qui a son statut, ses règlements intérieurs et son agrément, peut ainsi valablement avoir plusieurs catégories d’âge.

Mais on entend souvent, les jeunes dire qu’ils veulent remplacer toutes les personnes de 2ème et 3ème âge, c’est une chose qui semble à mon avis, impossible.

Répondant au groupe qui exige le départ de la Délégation communale de la jeunesse, je voudrais rappeler que depuis 1990, l’Etat guinéen dans le cadre de la décentralisation, a légué certaines de ses compétences aux communautés à la base.

Les articles 441, 442 et 444 du Code des Collectivités locales consacrent l’autonomie de gestion administrative aux communautés à la base.

Forte de ces articles, la Commune ou la Mairie peut valablement nommer des représentants des jeunes en tenant compte de la moralité, de la détermination, de la disponibilité, de la volonté et de l’humilité des personnes choisies pour renforcer ses capacités administratives.

S’agissant de la Commission de réflexion et de suivi qui était sur le terrain et ses points focaux fonctionnels ont fait des efforts mais puisque les différents points de revendication tournent autour de la desserte en électricité, l’adduction d’eau potable, la réalisation d’une route de contournement et l’emploi des jeunes.

Pour une sortie définitive de la crise, la matérialisation de cette plateforme revendicative avait fait l’objet d’un protocole entre le gouvernement guinéen et les sociétés minières.

Cette confusion est due au manque d’un leadership au sein de la jeunesse, au manque d’organisation et de sens de responsabilité, à la course aux intérêts particuliers.

Enfin, j’interpelle les couches socioprofessionnelles, les sages et notabilités, la société civile de prendre les mesures urgentes  en organisant des cadres de dialogue, de sensibilisation et de concertation dans l’intérêt supérieur de l’ensemble des forces vives des communautés de la localité.

Mamadouba Camara, correspondant Kababachir.com à Boké

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.