Boubacar Diallo, alias Grenade : le temps de la surenchère ?

Boubacar Diallo, alias Grenade opte désormais pour la surenchère politique. En effet, il dit être abandonné par sa famille politique, l’UFDG : «L’UFDG m’a abandonné, la vérité ne cache jamais la vérité, tout ce que je dis vient du fond du cœur. Je me suis retrouvé dans une douleur de trahison et de déception, c’est ce qui m’a poussé à démissionner du parti, parce que je me suis senti abandonné par des personnes qui devaient me soutenir jour et nuit dans ces moments difficiles. »

Il n’en fallait pas plus, pour qu’un militant – Ibrahima Sory de Dabondy – réagisse et recadre les débats.

Extrait : « Le jeune Boubacar Diallo alias Grenade c’est vrai c’est un combattant qui était avec nous, un jeune engagé qui était là, lors des assemblées générales du parti nous voyions sa détermination, lors des manifestations on était tous là… Le petit Grenade quand il a été atteint par balle au niveau du cœur, moi j’ai abandonné ma famille pour m’occuper de lui. J’étais avec lui trois mois durant dans une clinique cachée. Il a été soigné. On l’a proposé d’aller faire des études à Dakar. Ayant vécu un passé difficile, il était aimé par beaucoup de responsables du parti qui étaient inquiets pour son avenir. Pendant plusieurs mois à Dakar, il était bien nourri, bien logé. Il était pris en charge par des responsables du parti, on l’a acheté des ordinateurs, des téléphones…, mais il a vendu tous ses biens pour revenir à Conakry. Là, il a finalement accepté de collaborer avec les services de renseignement pour accuser l’UFDG pour dire qu’il peut démontrer les preuves que l’UFDG donne des armes aux manifestants pour s’entre tuer. »

Et d’ajouter :« Lorsqu’il était emprisonné à Kindia, c’est la belle-mère de CellouDalein Diallo qui préparait tous les jours pour ce petit. Et les responsables de l’UFDG ont décidé, chaque samedi, de l’envoyer un petit montant. Et ces ordonnances étaient payées par le parti. En dehors du collectif d’avocats qui est là, le parti s’est donné l’obligation d’envoyer deux autres avocats l’un qui est du Sénégal et l’autre de la France. Ils ont fait un point de presse ici pour défendre Grenade. »

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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