Boubacar Yacine Diallo recadre Alpha Condé

« Il y a des voix de fermeture, quand j’ai entendu le président, je pensais qu’il utiliserait ces voix de fermeture parce que les lois L02 et L03 rédigées dans la Constitution sont claires. »

Boubacar Yacine Diallo, ancien ministre et ancien président du défunt Conseil national de la communication (CNC devenu Haute autorité à la communication- HAC) recadre ainsi Alpha Condé. Ce précurseur de la libéralisation des ondes en Guinée et patron de presse estime au passage que : « Même quand la sécurité intérieure et extérieure de l’Etat est touchée, je pense que la profession de foi du Président ne peut se matérialiser que par la loi. Et puisque la loi a prévu de punir tout ce qui peut être délit ou crime, je pense que voir se soustraire de ces lois-là, c’est tout simplement  être en désaccord avec ces lois là et cela est inacceptable. »

En conséquence, Boubacar Yacine Diallo tranche : « Tout ceux qui veulent  s’exprimer devraient pouvoir le faire mais dans les limites de la loi, de l’éthique et de la déontologie», après tout, les journalistes ont des droits et des devoirs qu’ils doivent respecter. De toute évidence, poursuit le vieux journaliste, « La presse ira partout pour chercher l’information qui intéressera l’opinion publique. »

Comme pour dire que le camarade Soumah, celui par qui le malheur est arrivé est une source d’information et donc, il n’est pas à exclure. Surtout que : « Il y en a trois qui ne sont pas totalement autorisées : c’est la sécurité intérieure et extérieure de l’Etat, c’est la protection de la vie privée et puis il y a la protection de la procédure judiciaire. » Seulement, les médias ont préféré ranger leur matériel au lieu d’aller à la pêche des informations syndicales.

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

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