Centre Africain de Développement Minier : pour une autre intégration africaine…

Centre Africain de Développement Minier (CADM). C’est un cadre de collaboration et de coordination entre les gouvernements africains et le secteur privé pour la mise en œuvre de la vision minière africaine. Il est une institution spécialisée de l’Union Africaine.

Il peut constituer un tremplin d’intégration. A ce titre, le ministre des Mines et de la Géologie a récemment informé le conseil des ministres que la Guinée a été présélectionnée avec la Zambie, le Soudan, le Mali, le Kenya et le Botswana pour abriter le Centre africain de Développement Minier (CADM). A quoi sert vraiment cet outil ? Réponse du ministre : « La mission du CADM et de travailler avec les états membres de l’Union Africaine et leurs organisations nationales régionales pour promouvoir le rôle transformatif des ressources minérales dans le développement du continent, par la promotion de leurs valeurs économiques et sociales. »

Selon le porte-parole du gouvernement, le CADM « s’assure que les Etats membres tirent le maximum de revenus et bénéficient de leurs ressources minières dans le respect de la transparence mutuelle et de la responsabilité tant de la part des entreprises minières que des gouvernements. » C’est pourquoi estime-t-on qu’abriter le CADM aura plusieurs avantages au nombre desquels on peut citer : un rôle d’avant-garde dans la définition des politiques et stratégies de développement du riche patrimoine minier et géologique du continent africain, un développement de l’expertise nationale dans le domaine des mines et de la géologie, une porte d’entrée et un meilleur accès aux investisseurs dans le secteur minier

De l’avis du ministre, « la domiciliation du CADM pourrait avoir des effets induits sur le reste de l’économie nationale, tels que l’ouverture du pays au monde des affaires dans le secteur, l’incidence sur l’emploi, la création d’un pôle d’attraction des chercheurs, investisseurs, fonctionnaires et consultants. »

Sauf que la Guinée ne réussit jamais à tirer des intérêts nationaux des organisations ou structures qu’elle préside, pilote ou initie. A moins que ce ne soit inédit pour cette fois-ci.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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