Dadis Camara: Les raisons de sa démission de l’armée guinéenne

Dans une correspondance adressée au président de la République, le Pr Alpha Condé et le président de l’Assemblée nationale, l’ex-Chef de la junte militaire guinéenne, le Capitaine Moussa Dadis Camara, exilé à Ouagadougou, a annoncé récemment sa démission au sein des forces armées guinéennes.

Se confiant à notre confrère d’Africaguinee.com, l’ex-président du Conseil National pour la Démocratie et le Développement (CNDD), qui dit haut et fort qu’il n’a subi aucune pression, explique les raisons de sa démission dans les rangs des forces armées guinéennes.

« Cette décision est venue de moi-même, j’ai jugé nécessaire de le faire sans aucune pression. J’ai pensé à l’armée guinéenne et à la Nation toute entière avant de  prendre cette décision. Mon retour  dans cette corporation peut créer un malaise au sein de la hiérarchie militaire, c’est-à-dire du commandement militaire. Quand on ne veut plus servir l’armée on évoque les raisons. Moi j’en ai évoqué deux qui me concernent; celle de mon absence prolongée au sein des Forces Armées guinéennes et secundo  la lettre de commandement que j’avais à l’époque où j’étais président,  je suis resté capitaine, je pouvais bien gravir des échelons et être Commandant, mais je l’ai pas fait pour donner une autre image à notre armée. Je me suis sacrifié pour rester à ce grade de capitaine et penser aux autres. A votre avis si j’y retourne quelle fonction vais-je assumer ? Je pense que pour un patriote et un homme honnête, il faut être sincère avec sa Nation et son armée. Pour cela il fallait prendre du recul. » a estimé l’ex numéro un de la junte militaire guinéenne.

En exil à Ouagadougou depuis 2010, le Capitaine Moussa Dadis Camara, qui est également poursuivi par la justice internationale pour son rôle au massacre du 28 septembre 2009 au stade du même nom, a déjà été auditionné par un pool de juges Burkinabé et attend la suite de la procédure.

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

  1. Alseny Bah dit

    Le ridicule ne tue pas en Guinée! Capi Dadis aurait été mieux inspiré en pensant d’abord sur « comment échapper aux griffes de le Justice (guinéenne et internationale) » au lieu de respecter, à la lettre, les consignes du maître du pays…

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