Cas des déguerpis de Kaporo-rail : l’UPR et l’UFR à couteaux tirés

Ils ont une conception contraire sur le cas des possibles déguerpis de Kaporo-rail. Même s’ils se réclament tous de l’opposition, sans trop savoir la nature de cette opposition. Certainement celle plurielle, pour ainsi parler comme ceux qui quitte le navire Dalein. Bah Ousmane de l’UPR et Ibrahima Bangoura de l’UFR sont donc à couteaux tirés.

L’un est ministre conseiller d’Alpha Condé. Il déclare cette semaine : « Il ne faut pas défier l’autorité de l’Etat. C’est une puissance. Vous n’avez pas besoin de défier l’autorité. Vous avez un problème, posez-le pour rechercher la solution de la manière la plus sereine. Si jamais, vous vous tapez la poitrine en allant d’une radio à une autre pour dire ceci ou cela, même si vous avez raison, l’Etat reste une puissance. Si l’Etat reprend cet endroit pour cause d’utilité publique, on n’y peut rien », a lancé Bah Ousmane, coupant dans le vif, le reste du fin espoir qui restait à ces autres Guinéens sans recours.

Pour sa part, l’UFR à travers Ibrahima Bangoura se veut être légaliste : « Les gens ne sont venus s’installer  à Kaporo-rail comme ça. Il y a des gens qui les ont donnés des papiers. D’autres ont payé pour avoir accès à des parcelles. Ils  savaient pertinemment  que c’était une réserve foncière de l’Etat qu’ils ont vendue à des citoyens qui s’y sont installés. Il faut que l’Etat prenne des dispositions pour les dédommager. Il faut aussi qu’ils soient recasés. »

A chacun de juger son leader…

 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

 

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