Cas de Diaouné : et si cet assassinat ouvrait la boîte à pandores ?

L’assassinat de Thierno Aliou Diaouné, le coordonnateur national du Fonds pour la consolidation de la paix des Nations Unies et ancien ministre de la jeunesse et des sports risque d’ouvrir de précipiter les enquêtes déjà étouffés d’autres citoyens et hauts cadres de l’administration publique tués par, nous dit-on des inconnus.

Depuis le 6 février dernier, la voiture de M. Diaouné est toujours introuvable. Les Nations Unies ne veulent pas se laisser faire, surtout que le 11 février dernier, Ban Ki-Moon, le Secrétaire général de l’ONU avait non seulement condamné l’assassinat de son collaborateur mais aussi surtout il avait salué l’annonce, par le Gouvernement, d’une enquête complète sur l’assassinat de l’expert. Des gros moyens sont en cours d’être mis en exécution, afin d’identifier les présumés commanditaires et auteurs du drame. La boîte à pandores sera ouverte. Certainement, on saura davantage ceux qui sont impliqué dans l’autre assassinat de Mme Boiro, trois ans après. La liste est bien longue. On espère que les Nations Unies pourront réellement élucider le cas Diaouné. Les grandes conclusions pourraient à coups sûrs donner d’autres pistes pour mettre le grappin sur ceux qui ont tué ou commandité d’autres crimes.

En tout cas, selon un confrère bien introduit à la Présidence de la République, citant une source proche des Nations Unies en Guinée, les services de sécurité de cette institution aident les Guinéens dans les enquêtes. Ceux-ci auraient trouvé, selon le même confrère, « une piste sérieuse » dans le cadre des enquêtes. Ça promet et des têtes risquent de tomber. Après tout Diaouné détenait de nombreux secrets qui pourraient éclabousser le régime de Conakry.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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