Cas Ousmane Gaoual : l’UFDG doit réhausser le niveau du débat !

L’UFDG sait plus que quiconque qu’elle a bien d’autres chats à fouetter que de s’occuper de débats de caniveaux liés à l’appartenance quasi politiquement correct d’Ousmane Gaoual Diallo au gouvernement de transition actuel. La posture qu’adoptent certains cadres au cours des émissions radio ou dans d’autres débats politiques agace certains, déçoivent d’autres et enchante logiquement une autre bonne poignée d’opportunistes. 

« Ousmane Gaoual ne peut pas être un collègue. Vous savez il y a la logique dans la vie. C’est soit on est ensemble en respectant les dispositions qui régissent l’institution. L’UFDG est une institution sociale donc politique régie par des règlements et par un statut. Donc Ousmane Gaoual ne peut pas être considéré comme étant un collègue. C’est un ancien collègue dès l’instant où partons n’est-ce pas du principe, Ousmane Gaoual a rejoint une équipe gouvernementale sans l’aval de la direction nationale du parti. Sans l’aval du président du parti qui a l’autorité morale et juridique du parti, Ousmane Gaoual est parti de lui-même », fulmine encore et toujours Abdoulaye Bah.

Et de revenir sur les péripéties de l’arrivée de Gaoual à l’UFDG : « Ousmane Gaoual était n’est-ce pas dans l’équipe des milices de Alpha Abdoulaye Portos Diallo. C’était les garde-corps de ces élites-là. C’est là-bas qu’il a quitté pour rejoindre l’équipe de Bah Mamadou et il est revenu à l’UFDG lorsque Bah Mamadou a donné le parti à Elhadj Cellou Dalein Diallo. C’est Cellou qui a fait de Ousmane Gaoual ce qu’il est aujourd’hui. Il faut que ces gens arrêtent de profiter de la générosité, de la baraka des gens dans les partis politiques et puis après partir et se vendre aux plus offrants. »

Dans son raisonnement, Abdoulaye Bah se fait poursuivre par Baba Millimono, le nouveau M. Com de l’UFDG : « La logique voudrait que quand vous appartenez à une structure, que vous informiez cette structure ou le responsable tout au moins des charges que vous vous engagez à porter désormais. Ce qui n’a pas été fait avec monsieur Gaoual, qui n’a pas daigné informer, ni le président ni un seul membre de l’UFDG. Ça n’aurait causé aucun problème. Il y a beaucoup d’autres cadres du parti qui ont bénéficié des mêmes privilèges, certainement pas dans le gouvernement, mais à différents postes de l’administration. Ceux-là ne font pas l’objet de débats. Parce qu’ils ont quand-même informé le parti. C’est là que le bât blesse. »

En consultant les archives, on se rend compte que c’est un débat de caniveau que veut perpétuer Abdoulaye Bah et Cie. De quoi asperger l’UFDG des effluves du chaos. Après tout, dans une publication faite sur les réseaux, Dalein Diallo affirmait ceci : « J’ai été informé, ce vendredi matin, par Ousmane Gaoual Diallo, de sa nomination dans le Gouvernement de Transition au poste de ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire. En retour, je lui ai adressé mes félicitations et lui ai souhaité bonne chance. »

De quoi claironnent alors Abdoulaye Bah et les autres, même si Dalein Diallo avait pris soin de rappeler qu’« il importe de préciser que l’UFDG n’a pas été consultée ou informée au préalable de cette nomination. » Et puis, le président de l’UFDG « souhaite plein succès à Ousmane Gaoual et au gouvernement de transition dans sa noble mission d’organiser, dans la paix, le retour de notre pays à l’ordre constitutionnel. »

Comme quoi, les débats actuels sont nauséeux, redondants, aucune valeur ajoutée. L’UFDG a mieux à faire que d’ouvrir des fronts avec ses propres membres de la même famille. Il est question donc de rehausser le niveau du débat. C’est l’UFDG après, qu’on se tienne pour dit : la première force politique de Guinée. Le jeu en vaudrait la chandelle. Rien de plus !

Jeanne Fofana, www?kababachir.com

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