Ceni : Bakary Fofana a-t-il franchi le rubicond ?

Le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Bakary Fofana, a la manie de s’attirer des ennuis. Alors que la controverse soulevée par le projet de report des élections locales est loin de retomber, voilà qu’on apprend des restructurations dans le personnel de l’institution qui ne seraient pas de nature à y faire régner la quiétude et l’harmonie. Il affecte des commissaires qui pilotaient des départements stratégiques dans des départements de moindre importance.
Ainsi, Pathé Dieng migre du département de la planification vers celui plus discret de la sensibilisation. Devant cohabiter dans ce nouveau département avec Alpha Yéro Condé qui trônait jusqu’ici au sommet de celui de la communication, Pathé Dieng est lui-même remplacé par Djenab Touré, jusqu’ici, adjointe à la planification et fichier électoral. Dans le jeu de chaises musicales auquel se livre Bakary Fofana, c’est Maxime Koïvogui qui prend en charge le département de la communication. Il était le patron du département de la transparence.
Ces restructurations qui seraient particulièrement défavorables aux commissaires issus de l’opposition ne paraissent opportunes au moment où l’institution est attaquée de tous les côtés. On se serait attendu à ce que celle-ci, se souciant de son unité pour faire face à ces assauts, ne fasse rien qui serait de nature à frustrer quelques-uns d’entre ses membres. C’était sans compter avec la tendance qu’à Bakary Fofana de s’attirer des ennuis.
Anna Diakité, www.kababachir.com

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