CENI guinéenne : Etienne Soropogui professe…

Il de longues semaines, Etienne Soropogui prédisait un blocage au niveau de la CENI dite nouvelle. Au regard de la nouvelle configuration, on est tenté de le croire.
Extrait : « La nouvelle loi sur la CENI dit qu’on doit mettre en place une équipe. L’opposition doit fournir une liste de sept personnes. La mouvance présidentielle aussi sept. Deux personnes pour l’administration publique et une personne pour la société civile. Quand vous prenez l’opposition, a priori on voit l’UFDG, mais elle ne sera pas seule. Il y a l’UFR et le PEDN. Selon les critères, le BL (Bloc Libéral)  ne fait pas partie par qu’il s’agit de la participation aux deux dernières élections et avoir au moins deux députés à l’Assemblée nationale. Peut-être l’UFDG n’aura que quatre personnes, l’UFR aura deux personnes et le PEDN une personne. Cette refondation ne fera que déplacer le débat et plus gravement (…). Après il aura au finish une institution qui va fonctionner pire ce qu’elle a été. »
Pour sa part, Faya Milimono, relève : « Il faut d’abord relever que ce n’est pas conforme à la loi. On devait avancer vers une Ceni technique. Dans la loi, on a introduit des critères: il faut avoir participé aux deux dernières élections nationales et avoir au moins deux députés à l’Assemblée. Il y a des partis qui n’ont pas participé aux deux dernières élections nationales qui sont représentés à la Ceni. L’UPR n’a pas participé aux deux dernières élections nationales et n’a pas deux députés à l’Assemblée. La NGR n’a pas participé à la présidentielle de 2015 et n’a qu’un député qui vient d’intégrer la Ceni. Ce n’est pas conformément à la loi, mais conformément à du n’importe quoi. »
Sauf que les dés sont jetés.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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