Ces pétards qui font sursauter…

La trouvaille actuelle de bien des jeunes mineurs reste les pétards. Dans bien des quartiers de Conakry, notamment en haute banlieue, ils sont en dizaine ou moins d’une dizaine qui jouent avec des pétards qui font sursauter parce que ressemblant étrangement à des coups de fusils. Traumatisant pour les uns, amusant pour les autres, ces coups de flambeau sont fabriqués par les gamins, d’une façon artisanale.

Un petit morceau de bois, des morceaux de coupons en caoutchouc pour bien protéger le mince manche, puis un autre morceau de rayon de moto ou de vélo, etc., le tour est joué. Quand ça explose, les gamins jubilent, surtout quand ils réussissent à effrayer le moindre passant ou habitant du voisinage. Il n y a pas d’heure pour exécuter la sale besogne. Les temps de prières, de repos, de maladie, de lecture, de réunion, sont perturbés, puis, on se rend à l’évidence : ‘’Continuons, c’est sont les enfants et leurs flambeaux’’, entend-on dire très souvent.

Ni les parents, ni les tuteurs, ni les autorités des quartiers perturbés ne pipent mot. Pourtant, ces enfants sont les leurs. Soit ils sont derrière leur cour ou dedans, au gré du vent, du soleil et de la poussière. Après l’école ou pendant le week-end, le sport favori, certainement jusqu’à la fin de l’année où on a été habitué aux flambeaux pour dire ‘’Au revoir à l’année finissante’’.

Ces gamins déambulent à longueur de journées, jouant avec le ballon un peu, se bagarrant un peu puis pétant ces flambeaux à leur guise. Une récré !

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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