Check points nocturnes: l’Armée autorisée à toutes dérives ?

Des photos de Bérets rouges, armes à la main sillonnant en pleine journée certains quartiers réputés chauds en compagnie de gendarmes alimentent le débat sur les principaux acteurs des assassinats enregistrés ces derniers temps, notamment sur l’Axe. Ces images inédites ne semblent point émouvoir l’Armée au plus haut sommet. C’est comme si celle-ci a le quitus de perpétrer toutes sortes d’exactions.

« Voir des militaires dans une unité d’intervention, ça dépend de l’heure. Encore une fois, les gens doivent comprendre que le maintien d’ordre c’est jusqu’à 18 heures. Après, il y a des patrouilles mixtes de tous les corps. Ils sortent la nuit pour notamment appréhender des malfrats. La nuit, les gens sortent pour sécuriser le territoire et sécuriser les Guinéens. Quand il y a manifestation, l’ordre est strict et ferme face aux militaires: pas de militaires dans les manifestations. Mais, on ne peut pas interdire aux militaires de veiller sur la sécurité des Guinéens. Ils tiendront des check points la nuit, ils tiendront des check points au niveau des frontières, ils circuleront dans Conakry s’il y a des menaces sur la sécurité ou s’ils apprennent qu’il y a des menaces potentielles. Mais pour le maintien d’ordre, ils ne sortiront pas », tranche l’Etat-major général des Armées. Cette protection en dit long sur ce qu’on pourrait désormais attendre de ceux qui sont appelés à protéger la population.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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