Cheick Touré devenu député UFR: faut-il y voir un deal au sommet?

Baidy Aribot aura bien pesé pour sortir le syndicaliste Cheick Touré, par ailleurs un membre de la famille UFR, des griffes de la Justice. Après une autre bataille ayant terminé à la Cour suprême, revoilà Cheick Touré réhabilité dans ses droits : remplacer Baidy Aribot au Parlement. Tout s’est joué vite et bien. Le temps a donc joué en faveur du leader syndical de Port, lequel s’est dressé on se rappelle contre la concession du Port aux Turcs, en perturbant avec les syndiqués, les activités d’une bonne partie du PAC.

Aujourd’hui, il prend un raccourci : de la prison (avec 13 jours d’emprisonnement déjà purgés et 500 mille GNF) au Parlement où il jouera le rôle de député UFR de Kaloum. Selon toute vraisemblance, les bruits du Port vont fondre comme beurre au soleil. Il parait que c’est un deal au sommet qui aurait été conclu, pour ‘’anéantir’’ l’impénitent syndicat. Par la même occasion, il renoue le contact avec l’UFR et à Kaloum. Une circonscription qui adopte bien le syndicaliste ainsi que son mentor Aribot très écouté par Alpha Condé.

Cheick savoure donc ce nouveau rebondissement synonyme d’abandon de la protestation au Port : « Le président Sidya Touré a bien voulu me renouveler sa confiance d’être le représentant de l’UFR et le représentant de la commune mère qu’est la commune de Kaloum au sein de l’Assemblée nationale. C’est donc un sentiment de satisfaction qui m’anime aujourd’hui d’être un élu du peuple à l’Assemblée nationale. Parce que quoi qu’on dise mon nom fera partie de l’histoire de l’Assemblée nationale guinéenne. » Pour certainement pas heurter l’engagement de ses syndiqués, il promet de revenir, comme selon lui les lois le lui permettent, pour poursuivre le combat contre la concession : « La lutte continue et je continuerai toujours à défendre jusqu’à ce que le contrat du port soit annulé. Parce que c’est un contrat qui a été signé en catimini et il n’est pas conforme aux critères de validité d’un contrat. »

 

Les jeux sont faits…Cheick a désormais d’autres chats à fouetter. Les Turcs et le ministre Aboubacar Sylla peuvent enfin respirer.

 

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

 

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.