Chronogramme des élections locales : la CENI jette encore l’huile au feu

A l’issu d’un atelier tenu récemment à Kindia, la commission électorale a publié le chronogramme des élections locales, menant au mois d’octobre. La proposition divise déjà les parties prenantes du processus. Sans surprise, elle est approuvée par la mouvance présidentielle. Amadou Damaro CAMARA, le président du groupe parlementaire de la majorité. « Pour une fois, je crois qu’on ne va pas accuser la CENI d’avoir fait un travail fractionnel. Je crois que toutes les parties prenantes ont été invitées à l’atelier au cours du quel la CENI a exposé les problèmes de tout ordre : judiciaire, juridique, opérationnel, financier… et posé clairement la question. Pouvons-nous tenir les élections avec ces conditions au mois de juin ? Je crois que c’est en commun accord que toutes les parties prenantes ont trouvé que ce n’est pas possible au mois de juin »

L’opposition, de son côté crie à la violation des accords politiques du 20 août 2015. Le secrétaire général de l’ufdg qui est aussi membre du comité de suivi desdits accords s’en prend à la commission électorale. « La CENI n’a pas respecté les règles du jeu. Elle est en totale violation de l’accord du 20 août qui stipule je cite : les élections communales et locales seront organisées au premier semestre 2016. C’est ça qui a été dit. Maintenant si la CENI ne peut pas organiser les élections conformément à l’accord, elle doit revenir vers le comité de suivi pour dire : compte-tenu de ceci et de cela nous ne pouvons pas organiser les élections au mois de juin. C’est le comité de suivi qui devait avoir la primeur de l’information. Elle ne doit pas aller au public. La CENI, en tant qu’institution doit apprendre à travailler correctement » a réagi le député qui affirme par ailleurs que l’opposition rejettera en bloc les propositions de la commission électorale.

A noter que c’est à l’issu d’âpres négociations que l’opposition et le pouvoir avaient trouvé un accord le 20 août 2015 qui avait permis d’aller à la présidentielle du 11 octobre. Mais sa mise en œuvre commence à susciter des soucis pour la CENI.

Oumar Rafiou DIALLO, www.kababachir.com

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