Chute du baril du pétrole à l’international : A quand la baisse du prix en Guinée ?

Alors qu’on assiste à une chute du Cours du baril de pétrole en dollars qui est à 54,39 dollars ce 22 novembre au marché mondial, après la décision de l’Arabie Saoudite d’œuvrer en faveur d’une réduction du prix, l’on se demande si cette tendance de baisse aura un impact en Guinée.

Interrogé sur la question par nos confrères d’Espace fm, Djakariaou Koulibaly, n’exclut pas une réduction du prix à la pompe. Mais, il pose des conditions d’une telle éventualité.

«Il y aura baisse si la tendance baissière se maintient. C’est cela notre souhait. Si elle se maintient, le prix va être ajusté à la baisse en fonction du prorata en janvier ou février. Tout dépend de la tendance et du contexte à l’international», a-t-il déclaré dans l’émission les “grandes gueules”.

«Si la baisse qu’on constate, se confirme, et c’est notre souhait, on recevra les produits de janvier au coût du mois de novembre», a annoncé le ministre des hydrocarbures

Pour rappel, le cours des barils cotés à New York et à Londres étaient en effet montés début octobre à leur plus haut niveau en 4 ans, les investisseurs craignant que les sanctions américaines sur le pétrole iranien ne fassent baisser drastiquement l’offre d’or noir sur le marché mondial. Pour éviter une éventuelle pénurie, l’Arabie saoudite avait, comme la Russie, fortement augmenté ses extractions. Ce qui a favorisé la baisse du cours du baril à l’international.

Sur les raisons de cette baisse, il convient de rappeler que les grands producteurs de pétrole ont affirmé dimanche que l’offre mondiale de brut l’année prochaine surpasserait la demande, appelant à l’adoption de « nouvelles stratégies ».

Déjà, l’Arabie Saoudite a annoncé vouloir baisser sa production de 0,5 million de barils par jour en décembre. Riyad avait augmenté sa production en passant de 9,9 millions de barils par jour en mai à 10,7 millions barils par jour en octobre. La Russie devrait adopter la même attitude, rapporte leparisien.fr.

Il reste à voir si le gouvernement guinéen suivra cette tendance, après que le prix du litre à la pompe est passé de 8 000 FG à 10 000 FG, le 1er juillet dernier.

Malgré les multiples mouvements de protestation, le gouvernement avait refusé catégoriquement de réduire le prix, estimant qu’il suit la tendance à l’internationale.

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

 

 

 

 

 

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