Comité de suivi du dialogue inter guinéen : la fiabilité du fichier de la CENI sera-t-elle remise en cause ?

« De cette manière-là, nous allons demander que tout ceci soit remis à plat. Nous avons un comité de suivi demain avec tout le monde, y compris l’Union Européenne, les Etats Unies et autres. Nous allons demander qu’on remette à plat ce fichier électoral, sinon à quoi voulez-vous que ça vous serve ? Au moment où je vous parle, on m’a cité au moins cinq zones y compris Coyah et autre où les opérateurs de saisie sont en grève parce qu’ils n’ont pas été payés. »

C’est Sydia Touré qui s’exprimait ainsi, à la veille de l’ouverture du dialogue politique inter guinéen. Simultanément, l’opposition a demandé à la CENI et au gouvernement d’arrêter le processus d’enrôlement. Selon les opposants, « Ce sont ces mêmes pratiques frauduleuses qui avaient permis au Président Alpha Condé de se faire réélire en 2015. L’enrôlement des mineurs que nous constatons dans la révision en cours est sans précédent de par son ampleur et son caractère discriminatoire. Ces pratiques sont de nature à affaiblir considérablement les fondements de l’Etat et constituent, avec la violence d’Etat, les principales armes du régime actuel pour se pérenniser. »

Et d’ajouter : « L’enrôlement réduit à 25 jours alors que le code électoral prévoit 3 mois. 25 jours pour  enrôler ceux qui ont atteint l’âge légal de voter depuis 2015 (dernière date de la révision de la liste électorale) ; radier tous les électeurs décédés et ceux qui sont indûment enregistrés ; et procéder, à titre exceptionnel pour cette révision, au ré-enrôlement des 6 042 643 électeurs qui sont déjà dans la base de données, conformément à la recommandation principale du rapport d’audit du fichier électoral. »

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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