Commissaires de la CENI : les regrets de l’opposition

« Que les commissaires de la CENI sachent qu’ils seront tenus comptables de tout ce qui adviendra dans ce pays, si les élections qu’elle va organiser sont contestées et qu’il y ait des troubles sociaux d’envergures. Demain, chacun sera comptable des actes qu’il pose aujourd’hui. L’avenir de la Guinée dépendra de la façon dont la CENI va gérer la mission historique qui lui est confiée ».

C’est un Aboubacar Sylla, dépité qui parle. Le porte-parole de l’opposition républicaine n’apprécie pas la position des commissaires de la Ceni, appelés représentants de l’opposition. En effet, plus personne ne comprend comment Bakary Fofana et sa clique ont pu effectuer un passage en force en décrétant la présidentielle avant les locales, comme prévu dans les accords. Il insinue de fait des possibles troubles. Il reste qu’il ne s’oppose pas à la date mais du report des locales. Et il le justifie : « En ce qui concerne les élections communales par contre, nous sommes fondamentalement opposés à ce report jusqu’au premier trimestre 2016. Parce que, c’est totalement anticonstitutionnel. Les mandats qui figurent dans notre constitution doivent être respectés. La démocratie à la base doit être respectée. On ne peut pas vivre pendant cinq années, sans qu’aucune politique de décentralisation n’existe. Que la démocratie à la base soit confisquée par l’Exécutif qui nomme les élus locaux. Nous ne pouvons pas accepter qu’une période supplémentaire d’une année soit ajoutée au mandat déjà illégale et illégitime des délégations spéciales et consorts. »

Alpha Condé prend déjà les devants en invitant des jeunes en quête du premier emploi à refuser toutes manifs de rue. Après tout, il sait ce qui l’attend : du désordre.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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