Conakry : des faux médicaments incinérés par le ministère de la Santé‏

Une importante quantité de faux médicaments, saisie par les Services spéciaux de lutte contre la drogue et les crimes organisés, a été incinérée ce vendredi 11 mars sur le site de l’ancienne usine d’Entag (banlieue de Conakry) par les autorités sanitaires guinéennes. Présidée par le ministre de la Santé Dr. Abdourahmane Diallo, la cérémonie d’incinération a réuni des cadres du ministère de la Santé, de l’Office de contrôle de qualité et des pharmaciens.

Les produits détruits provenaient de divers endroits. Une partie comprenant d’emballages d’amoxicilline, de “matières premières” composées de sable, d’amidon… fut saisie au Port autonome de Conakry et destinée à des «unsines» clandestines dissimulées dans la ville.

Parmi la quantité mise à feu figuraient des “produits finis” tels que de sirop et d’anti-inflammatoires découverts aux quartiers de Tombolia et Gbessia dans la commune de Matoto (banlieue sud de Conakry) et des médicaments dont les marques ont été retirées du marché pharmaceutique depuis plusieurs années, mais qui étaient vendus dans des «pharmacies par terre» situées le long des artères publiques et dans les marchés de la capitale. Ces produits sont très dangereux pour la population, rappelle le pharmacien Dr. Ansoumane Touré.

Le ministre Dr. Diallo a indiqué que son département «a engagé des actions vigoureuses contre le circuit illégal de médicaments en procédant à la fermeture des établissements illégaux».

Depuis plusieurs mois, les Services spéciaux de lutte contre la drogue et les crimes organisés mènent une guerre sans merci contre les structures sanitaires qui ne répondarnt pas aux normes requises.

Les hommes de Moussa Tiegboro Camara ont fermé des dizaines de «pharmacies par terre», des cliniques privées illégales, et saisi d’importantes quantités de médicaments périmés ou contrefaits.

Thierno Diallo, www.Kababachir.com

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