Conakry : les bas-fonds occupés par des paysans, mais jusqu’à quand ?

Depuis longtemps, les bas-fonds de la littorale de la partie nord de Conakry (entre Lambanyi et Samatran) sont occupés par des paysans qui pratiquent la riziculture.
Mais ces derniers temps, les occupants de ces domaines se sentent menacés d’expropriation (imminente) par l’État qui a entend les donner à des entreprises chinoises pour construire de bâtiments modernes.

La Guinée est l’un des rares [pour ne pas dire le seul] pays au monde à avoir laissé la bordure de mer dans les mains des citoyens. Partout ailleurs, le bord de la mer constitue des lieux touristiques par excellence.

Ici par contre, c’est l’anarchie totale qui règne. Les parcelles qui ne sont pas occupées par les riziculteurs – comme les plages – sont transformées en dépotoirs d’ordures ou occupées de façon anarchique.

L’État guinéen a dernièrement ouvert leur exploitation aux investisseurs. Les chinois sont en train de construire des immeubles flambant neufs, qui changeront sans doute l’image de la capitale guinéenne.

En dépit de cette modernisation, les paysans continuent de vanter le rendement “immensément élevé” de leur activité sur ces bas-fonds, arguant que si le gouvernement leur venait en aide, ils allaient approvisionner le marché local en riz.

D’autres disent également craindre de voir ces constructions causer dans le futur de dégâts importants sur l’environnement (sans donner plus de détails sur ce qui pourrait se produire).

Mais à l’heure où chaque pays veut que sa capitale soit parmi les plus belles du monde, ces arguments bénéficieront difficilement d’échos favorables auprès des autorités guinéennes.

Thierno Diallo, Kababachir.com

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