Conakry peine à retrouver son quotidien bruyant

Les écoles restent fermées. Et elles risquent de l’être encore, vu les discours belliqueux de K au carré, de Cheick Sakho et de certains ministres en mal de reconnaissance. Les enfants, grands perdants de la grève sont à la maison. Avec eux, bien d’autres fonctionnaires n’attendant que pareilles occasions pour raccrocher, fuir les taxis, magbana surchargés, désarticulés, puants et fumants de Conakry.

Ces travailleurs de l’Etat reposent leurs tympans. Les concerts de klaxons sur des routes défoncées ou en phase de réhabilitation se sont réduits sérieusement ces derniers jours. Même les policiers de la routière étaient presque invisibles. Dans la matinée du mardi. Il aura fallu l’après-midi pour voir certaines boutiques peu rassurées, ouvrir pour trouver la pitance pour la famille. Sur l’autoroute où il y a encore les impacts de la perturbation des cours au pré universitaire, un semblant de bouchons, essentiellement dus à l’abandon de certaines artères notamment Le Prince.

Conakry peine à retrouver son quotidien bruyant. Le grand marché de Madina se relève lui aussi peu à peu. On n’est quand même loin de l’en train habituel. Tous les déplacements inutiles sont reportés, annulés. Mardi, sur les ondes d’une radio locale, le porte-parole du camarade Aboubacar Soumah, aujourd’hui dans le collimateur du Garde des Sceaux invite les parents d’élèves à garder leurs enfants à la maison, le temps de trouver une issue – si issue, il y en a – avec le gouvernement.

Jeanne Fofana, Kababachir.com

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